Films de l'année

Les Films de la 5e édition de VISIONS D'AFRIQUE


Finyé de Souleyman Cissé

Baara de Souleyman Cissé

Waati de Souleyman Cissé

Yeelen de Souleyman Ciséé

Ici tout va bien de Pocas Pascoal

L'absence de Mama Keita

Deweneti de Dyana Gaye

C'est eux les chiens de Hicham Lasri

 

Les enfants de Troumaron de Harrikrisna Anenden et Sharvan Anenden

Mort à vendre de Faouzi Bensaïdi

Des étoiles de Dyana Gaye

La Bataille de Tabato de Tabato

Un transport en commun de Dyana Gaye

La Force Noire de Eric Deroo et Antoine Champeaux






Les 4 Films de Souleyman Cissé

finyeFinyè (Le Vent)

Réalisé par Souleymane Cissé

Durée 100 min

Année de réalisation : 1982
Sortie en salles en France : Avril 1983


Bah, jeune étudiant, est le petit-fils de Kansaye, un descendant des grands chefs traditionnels. Il est l'ami de Batrou qui, elle, est la fille du gouverneur militaire, un des représentants du nouveau pouvoir. Bah et Batrou appartiennent à une génération qui rejette et conteste le pouvoir militaire. La falsification des résultats des examens va être l'étincelle qui déclenche la confrontation des étudiants avec les autorités. La répression voulue et organisée par le gouverneur Sangaré, exacerbera encore le mécontentement des étudiants...



” J’ai fait ce film quand les maliens avaient cessé de croire en leur avenir pendant une
période de tension politique et militaire. J’étais tellement confiant en l’avenir que j’ai
fait Finyè et il a créé un grand engouement populaire car le film disait ce que les gens
n’osaient dire ”

Souleyman Cissé


« Le Vent est d’abord le chant d’une culture vivante et témoigne de ce vieux fond de civilisation soudanaise, commun à tous les peuples du Mali, grâce auquel la vie quotidienne et les rapports entre les gens conservent encore une qualité et une richesse malgré les difficultés présentes qui pèsent tragiquement sur eux….Le Vent est aussi, avec beaucoup de force, une réflexion critique sur le Mali contemporain ». Jean-Marie Gibbal Positif n) 264

Sélection officielle au Festival de Cannes 1982
Tanit d’Or au Festival de Carthage 1982
Grand Prix, Etalon de Yennenga, FESPACO 1983

baaraBaara

Réalisé par Souleymane Cissé

Avec Balla Moussa Keïta, Baba Niare, Boubacar Keïta, Oumou Diarra, Ismaïla Sarr, Oumou Koné

Durée 91 min

Année de réalisation : 1978

Un jeune paysan malien travaille comme « baara », c’est-à-dire porteur de bagages à Bamako.
Un jour, il sympathise avec un jeune ingénieur. Celui-ci le prend sous sa protection, l’aide dans ses démêlés avec la police et lui fait abandonner le monde des marginaux pour entrer à l’usine. L’ingénieur, qui a fait ses études en Europe, tente d’appliquer ses idées libérales au sein de l’usine. Il joue le rôle d’un vrai leader et entre en conflit avec le syndicat, vendu au
patron.

.

« Avec son film Nha Fala, le Bissau-guinéen Flora Gomes réalise une comédiemusicale chatoyante où le conte n'est jamais très loin....... Il y a les couleurs du Cap-Vert et la musique de Manu Dibango. Il y a une histoire grave et légère à la fois. Il y a de la poésie et une pincée de surréalisme. Et puis il y a Fatou N'Diaye. Qui irradie, dévore l'écran, brûle la pellicule »
Festival des Cinémas d’Afrique du Pays d’Apt

« L’intelligence de sa mise en scène, la sûreté de sa direction d’acteur, un sens aigu du détail révélateur qui le rapproche des Italiens (bien qu’il ait fait ses études à Moscou) suffiraient à retenir l’attention. Pourtant le principal intérêt de son film est ailleurs. Délaissant le monde rural auquel demeurent liés un grand nombre de ses confrères, c’est, en effet, au sort du prolétariat urbain (celui de Bamako) que s’attache Cissé……
Au message social s’ajoutent dans ce film une peinture incisive du petit peuple de Bamako et de la bourgeoisie locale.. » 

Jean de Baroncelle Le Monde 21-09-1978


Tanit d'argent aux Journées cinématographiques de Carthage 1978
Grand Prix, Étalon de Yennenga, FESPACO 1979
Grand Prix des Festivals de Nantes et Namur

waatiWaati (Le Temps)

Réalisé par Souleymane Cissé

Avec

Sidi Yaya Cissé , Mariame Amerou Mohamed Dicko, Balla Moussa Keita, Linèo Tsolo, Vusi Kunene, Eric Miyeni, Nakedi Ribane , Martin Le Maitre, Adam Rose, Mary Twala 

Durée : 140min

Année de production : 1992
Sortie en France : 1995

 

Nandi est une enfant noire d'Afrique du Sud à l'heure encore triomphante de l'apartheid. Violences et énergie du désespoir, désir fou de connaissance et de libération par le savoir, rencontres d'amour et de compassion. Tout le présent convulsif de l'Afrique, tout son passé de misère et de magie, tout son futur " inéluctablement meilleur ", passe par l'itinéraire de Nandi.
On la suit de l'enfance à l'âge adulte parmi les paysages, les personnages de sa vie, parcourant l'Afrique du Sud, la Cote d'Ivoire, la Mali et la Namibie, « où la terre semble avoir commencé ». Peu à peu, Nandi découvre son continent et sa réalité de femme africaine



« Pourtant, Waati reste en de nombreux épisodes un film proprement admirable. Dès qu'il en a l'occasion, Cissé se glisse entre les interstices de son propre discours pour en offrir des contrepoints scénographiques exaltants. Même discret, le cinéaste sorcier est toujours là, à l'affût, et vient régulièrement offrir ses dons en partage: gros plans d'entomologiste sur les animaux du monde, le ressac marin, la lumière d'un feu, les détails d'un visage humain; vastes contemplations des villes, des déserts et des océans; surgissement d'un couple biblique né de la glaise et qui danse nu dans la brousse; falaises saisies comme si elle étaient «l'endroit où la Terre a commencé»; poèmes visuels et panthéistes où, sur la matérialité des choses vues, viennent scintiller les particules du sacré ».
Olivier Séguret Libération Mai 1995



« Souleymane Cissé est lui-même un magicien : il filme ces sortilèges, les arbres centenaires ou la lumière d'un feu avec une ferveur qui nous laisse émerveillés. La femme, écrivit Aragon, est l'avenir de l'homme. Il ne fait pas de doute que, sachant combiner courage, détermination et sagesse immémoriale, elle est, aux yeux de Cissé, l'avenir de l'Afrique » Joshka Schidlow



Waati a été sélectionné en compétition officielle à Cannes en 1995

2 SOIREES ASSOCIANT MUSIQUE ET CINEMA2Yeelen (La Lumière)

Réalisé par Souleymane Cissé (Mali)

Avec : Issiaka Kane (Niankoro), Aoua Sangare (Attou), Niamanto Sanogo (Soma le père / Djigui le jumeau), Balla Moussa Keita (Rouma Boll, le roi Peul), Soumba Traore (Mah, la mère), Ismaila Sarr (Bofing, l'oncle), Youssouf Tenin Cissé (Le petit garcon d'Attou), Koke Sangare (Le chef de Komo). .

 

Durée : 105 min

Année de réalisation : 1987

Nianankoro, un tout jeune homme, reçoit le savoir destiné à lui assurer la maîtrise des forces qui l'entourent. Cette connaissance se transmet de génération en génération chez les Bambaras. Mais le père de Nianankoro supporte mal de voir son fils devenir son égal et le seul moyen pour Nianankoro d'échapper à la folie meurtrière de son père est d'aller questionner son oncle, à l'autre bout du pays. Le jeune homme traverse ainsi le Mali et ses régions variées. Au cours du voyage, il rencontre l'amour et acquiert peu à peu les éléments de la connaissance ultime. Mais il lui faut confronter ses nouveaux pouvoirs à ceux de son père.



« Yeelen est un film magique, d'une beauté intense, achevée. Un film de violence et de sagesse. Il ne ressemble à aucun autre et raconte le combat sans merci entre un père et son fils, entre le pouvoir et le savoir, entre les Bambaras et les Peuls. La mort est au bout, mais aussi Yeelen, la lumière. C'est une longue traque initiatique, peuplée de rois et de guerriers, semée d'embûches et de sacrifices. Une femme qui se croit stérile accouche d'un enfant prédestiné, les chiens soudain marchent à l'envers, les arbres s'enflamment spontanément, les armes ont des pouvoirs exorbitants. Fou et surprenant, parfois d'un burlesque métaphysique, Yeelen entraîne dans un monde - préhistorique ou postnucléaire - un autre espace, un autre temps ».
Danièle Heymann, Le Monde 1987



« Il est temps de montrer notre continent avec dignité et noblesse. Notre culture n'a rien à envier à celle des autres. Et nous, cinéastes, avons un rôle primordial à jouer : corriger l'image que le regard des autres nous a renvoyée pendant des lustres…»
Souleymane Cissé, Festival des cinémas d'afrique du pays d'Apt 2007



Yeelen a été le premier film africain à recevoir le prix du Jury à Cannes, en 1987.

 

 

 



Les films des cinéastes présent

Fiche Ici tout va bien.pdf - Adobe Acrobat ProIci tout va bien

Réalisé par Pocas Pascoal

Avec Cheila Lima, Ciomara Morais, Vera Cruz, Willion Brandão
Durée : 94 min
Année de réalisation : 2011

A la fin de l’été 1980, Alda et sa soeur Maria, âgées respectivement de 16 et 17 ans, arrivent à Lisbonne pour échapper à la guerre civile en Angola. Livrées à elles-mêmes, elles doivent apprendre à survivre dans une ville étrangère, alors qu’elles abordent la vie d’adultes.

 

« Car ce que Pascoal cherche à filmer, avant tout et après tout, c’est tout simplement deux fillettes en train de grandir. Et cela ne gênera que ceux qui pensent qu’il y a une hiérarchie des sujets au cinéma. Mais surtout la réalisatrice fait du cinéma : il en fallait de la finesse scénaristique pour trouver cet équilibre doux-amer, ce regard toujours bienveillant mais sans illusions qu’elle porte sur ses héroïnes. Ce point de vue d’adulte posé sur ces jeunes soeurs tourmentées donne au film une sérénité étonnante et bienvenue. Une bonne surprise donc ».
Grégory Coutaut



« Le film “Por Aqui Tudo Bem”, de Pocas Pascoal, a obtenu le premier prix du jury dans le festival de fiction en Los Angeles Film Festival. Dans sa déclaration le jury souligne que la “réalisatrice a transformé son histoire personnelle de l'exil d'Angola, dans un drame profondément émotionnant, dont le pouvoir cinématographique est particulièrement impressionnant du travail d'un réalisateur débutant”



« Ici tout va bien » a reçu le prix de l’Union Européenne au Fespaco 2013

Fiche sur labsence.pdf - Adobe Acrobat ProL’absence

Réalisé par Mama Keita

Avec William Nadylam , Ibrahima Mbaye, Mame Ndoumbé Diop, Mouss Diouf, Jacky Tavernier, Omar Seck, Ismaël Thiam

Durée: 81 min
Année de realisation : 2009
Sortie en salles en France : janvier 2014

Après de brillantes études effectuées en France et une absence d’une quinzaine d‘années, Adama, jeune polytechnicien, revient précipitamment dans son pays natal, le Sénégal. Il est alarmé par un message qui lui apprend la soudaine dégradation de l’état de santé de sa grand-mère.Elle l’a élevé, ainsi que sa soeur, à la mort de leurs parents. Adama découvre, à son arrivée à Dakar, que sa grand-mère se porte comme un charme… A-t-il été sciemment induit en erreur ? Pourquoi ?

 

« Pourquoi cette importance ? Parce que sous la forme d'un thriller dans la nuit de Dakar, il nous parle avec une impressionnante pertinence de l'état du Continent. Et cela à travers une double absence : celle des cerveaux qui ont migré, et celle des fils qui ont délaissé leur rôle dans leur famille. Si ce film est dramatique, c'est qu'il cerne ainsi ce qui est bien plus profond que les drames mis en avant par l'actualité médiatisée. Mais si ce film est chargé d'espoir, c'est que son personnage va prendre conscience et changer - non pas dans une rédemption illuminée mais parce qu'il prend en pleine face ce que cette double absence provoque. » Olivier Barlet Africultures



« Encore une petite anecdote qui a tout son poids : j'ai vu des hommes pleurer devant moi de n'avoir pas pu aller à l'enterrement de leur mère. Ça m'avait frappé ! Ça m'avait frappé cette récurrence. C'était symptomatique. Derrière toute leur histoire, il y avait cela. Ils étaient supposés retourner au pays, mais 95% d'entre eux étaient toujours en France. Certains évidemment avaient raté l'objectif que leurs parents leur avaient assignés. Là, c'était terrible ; ils préféraient plutôt clochardiser à Paris que la honte du retour. D'autres avaient brillamment réussi, avaient refait leur vie et s'étaient enracinés en France pour une multitude de raisons. Il y avait aussi les défis politiques : certains se sont demandés s'il ne fallait pas mieux retourner au pays et faire bouger les choses quels que soient les risques. À Paris, ils se sentaient totalement inutiles. Ce sont toutes ces histoires que j'ai condensées dans L'Absence. » Mama Keita (Entretien avec Bassirou Niang 2009)

 

 

Prix du meilleur scénario (Fespaco – Burkina Faso – 2009)
Prix spécial du jury et Prix d’interprétation féminine au festival de Khouribga 2009 -
Prix du meilleur film (Festival de Tarifa – Espagne – 2009)

Les autres films

Deweneti.pdf - Adobe Acrobat ProDeweneti
Réalisé par Dyana Gaye


Avec : Abbasse Ba, Thierno N’Diaye, El Hadj Dieng, Coly M’Baye, Oumar Seck, Nianga Diop, Yalli Diagne, Moustapha Gaye

 

Durée : 15’
Année de réalisation : 2006.

 

Dakar, Sénégal. Ousmane, qui n’a pas 7 ans, mais qui gagne déjà sa vie en mendiant dans le centre-ville de la capitale, se met en tête d’écrire au père Noël. Dakar, Sénégal. "Deweneti", c'est le mot que l'on utilise pour se souhaiter une bonne année… Ousmane, 7ans, petit talibé mendiant dans les rues de la capitale, a décidé d'écrire au Père Noël pour que ce dernier réalise les voeux des personnes qui se sont montrées charitables envers lui

Prix spécial du jury au festival du court métrage de Clermont-Ferrand en 2007
Meilleur court métrage au Brooklyn Film Festival en 2006 et Licorne d’or au festival international du film à Amiens en 2006
Sélectionné pour les Césars en 2008

 

46C'est eux les chiens
Réalisé par Hicham Lasri


Avec : Malek Akhmiss, Hassan Badida, Salah Bensalah, Jalal Bouftaim, Yahya Elfouandi, Imad Fijaj, Nadia Niazi

 

Durée : 85 min
Année de réalisation : 2013
Sortie en salle en février 2014

 

Majhoul vient de passer 30 ans dans les geôles marocaines pour avoir manifesté en 1981 durant les « émeutes du pain ». Il retrouve la liberté en plein Printemps arabe. Une équipe de télévision en quête de sensationnel décide de le suivre dans la recherche de son passé. Ulysse moderne, Majhoul les entraîne dans une folle traversée de Casablanca, au coeur d’une société marocaine en ébullition. Ou comment un perdant magnifique se fraie un chemin pour regagner sa place dans une société arabe moderne tiraillée entre conservatisme puissant et soif de liberté

 

« Dans cette fable tragique, Lasri compose un road movie punk, décapant, original, sur les révolutions arabes. Le film traverse une ville dévastée où le corps de la société marocaine reprend rage, conscience. Le « mouvement du 20 février » a-t-il bien eu lieu ? Le tour de force de Lasri est de faire d’une errance erratique un thriller haletant. Grâce du cinéma contre les images du flux médiatique qui produisent de l’oubli. Mise en scène virtuose contre le recouvrement de la mémoire. Grand film sur la renaissance du sentiment de la perception et la possibilité d’une vie au présent. Après la perte des idéaux, il montre l’évidence de leur nécessaire retour » Fleur Albert,cinéaste (ACID)



« Nul apitoiement dans cette radioscopie menée tambour battant. (...) La folle course de Majoul, obsédé par l'idée de retrouver les siens, s'accompagne d'une suite de scènes hétéroclites, bourrée d'humour et d'énergie » Jean-François Julliard Le Canard Enchainé



Festival de Cordoue 2013 Grand prix
Festival de Dubaî Prix spécial 2013
Programmation ACID Cannes 2013

 

Fiche Les enfants de TroumaronLes enfants de Troumaron
Réalisé par Harrikrisna Anenden et Sharvan Anenden (Ile Maurice)


Avec : Palmesh Cuttaree, Roshan Hassamal, Kristeven Mootien, Kitty Phillips, Vinaya Sungkur

 

Durée : 93 min
Année de realisation: 2012

 

A Troumaron, aux abords de Port-Louis, capitale de l’île Maurice, la vie s’est arrêtée. L’usine est fermée. Les hommes et les femmes au chômage regardent la vie derrière leurs rideaux déchirés. Les garçons font la loi et les filles tentent d’éviter leur regard. Se faufilant dans l’ombre jaune des immeubles, quatre jeunes…… racontent leurs jours et leurs nuits, leur tentative de survie et leur absence d’avenir. Ils regardent le monde avec des yeux nus, sans illusion.Les enfants de Troumaron est un voyage dans une île Maurice éloignée des images formatées et des clichés. C’est l’envers du décor, la face cachée d’un pays qui……a sa part de lumière et sa part d’ombre.

 

Le pari est gagné, si l'on veut bien en adopter l'esthétique radicale, qui serait sans doute à analyser dans le melting pot de l'île dans le foisonnement des culturels indiennes et créoles : fragmentation systématique des plans, caméra souvent très proche des corps, musiques omniprésentes qui d'indiennes en créoles sont elles-mêmes récit dans le récit, témoins de la diversité socioculturelle à l'oeuvre et des rapports de force. Le furtif et la fragilité des situations et des ressentis sont ainsi rendus à l'écran dans une grande fluidité, tandis que le drame se noue, celui des décombres justement. Olivier Barlet Africultures



Les photographies de Piotr Jaxa, la musique triste et étrange de Rémi Boubal, le jeu éblouissant de Kitty Philips dans le rôle principal, le scénario finement écrit et une mise en scène alliant l’expérience du documentariste Harrikrishna Anenden à la sensibilité de Sharvan Anenden, tout cela cisèle un film noir et dérangeant certes, mais prometteur et appelé à séduire le public de tout pays, esquissant avec vérité et élégance ce que le cinéma mauricien pourrait être. Le mauricien 15-09-2012



Festival international des films d'Afrique et des Iles, La Réunion, 2012 :
Prix du public
Fespaco 2013, Burkina Faso :
Prix Oumarou Ganda de la première oeuvre
Mention spéciale du jury du Prix de la Critique africaine.

 

fiche Mort à vendreMort à vendre
Réalisé par Faouzi Bensaïdi


Avec : Faouzi Bensaïdi, Fehd Benchemsi, Mouhcine Malzi, Imane Elmechrafi, Fouad Labiad, Nezha Rahil, Mohamed Choubi

 

Durée : 117 min

 

Année de réalisation : 2011
Sortie en salles en France Août 2013

 

Dans la ville de Tétouan, au Maroc, Soufiane, Malik et Allal, trois amis inséparables habitués aux petits délits, décident de devenir les Barons de la drogue. Mais leur rencontre avec Dounia, une prostituée du club “La Passarella”, va venir perturber leurs plans et les forcer à choisir entre l’amitié ou l’amour, l’honneur ou la trahison, le vice ou la raison...

 

« C’est un film de genre qui englobe le réel, les à-côtés triviaux, la famille, très loin de la mécanique à l’américaine (ou alors celle des premiers Scorsese, justement, qui donnaient autant de place à la vie, à la ville qu’à l’action). Un film noir social, si l’on veut, qui se déploie sur le front du romantisme amoureux, auquel il se donne sans retenue » Vincent Ostria Les Inrocks



« La souveraineté de la mise en scène, la beauté des plongées et des perspectives, les vibrations des architectures urbaines, la maîtrise de la direction d'acteurs, la poésie et l'humour détachés, le brio du détournement du cinéma de genre font de Mort à vendre un régal. On en retient une cinglante critique sociale et une saisie à la fois lyrique et cruelle du malaise des jeunes au Maghreb aujourd'hui » AFRICULTURES



« Faouzi Bansaïdi raconte trois désoeuvrés, trois humiliés sans autre lendemain que la chute brutale. Un film fort, très noir. Et une image absolument magnifique » Le canard enchaîné



« Mort à vendre » a reçu le prix Panorama à Berlin .Il a représenté le Maroc aux oscars en 2013.


Fiche sur Des EtoilesDes étoiles
Réalisé par Dyana Gaye


Avec :

Ralph Amoussou, Mata Gabin, Marème Demba Ly, Babacar M'Baye Fall, Souleymane Sèye Ndiaye, Sokhna Niang, Maya Sansa, Major West, Andrei Zayat

 

Durée : 88 min

Année de réalisation : 2013
Sortie en salle en janvier 2014

 

Entre Turin, Dakar et New York, les destins de Sophie, Abdoulaye et Thierno se croisent, se font écho et dessinent une constellation de l’exil. Sophie, 24 ans, quitte Dakar pour rejoindre son mari Abdoulaye à Turin. Mais entre-temps, Abdoulaye est déjà parti à New-York par l’intermédiaire d’un réseau de passeurs. Thierno, 19 ans, voyage lui pour la première fois en Afrique. A travers trois personnages, « Des Etoiles » nous fait voyager dans la diversité des villes parcourues et nous confronte aux réalités et aux espoirs de l'émigration contemporain

 

Réalisatrice remarquée pour ses courts métrages engagés et enjoués, Dyana Gaye réussit le passage au long. Entremêlant de manière habile les parcours de trois déracinés, son film s’interroge sur le statut de l’étranger dans une société globalisée. Sans jamais sombrer dans le misérabilisme ou la revendication politique, ce récit-concept entre Dakar, Turin et New York parvient à raconter avec beaucoup de douceur le sentiment si curieux de ne pas appartenir au monde qui nous entoure. Sa bienveillance et son acuité font briller Des étoiles. Renan Cros.( Première )

 

Dyana Gaye tricote une fiction touchante, polyglotte, où la globalisation est un fait qui suit son cours plutôt qu'un débat intimidant. Doux sans être naïf, son regard est d'autant plus appréciable qu'il traite de l'immigration loin des clichés et des mises en scène agressives prisées par l'actualité. Il affirme au contraire sa fibre humaine avec des personnages cocasses ou bouleversants Alexis Campion ( Le JDD) 

 

« Des étoiles » est sorti en janvier 2014 : il a obtenu deux prix (Grand prix et prix du public) au festival d’Angers et a reçu le prix France Culture à Cannes en mai 2014.

 

Fiche sur la bataille de TabatoLa Bataille de Tabato
Réalisé par Joao Viana

 

Avec : Fatu Djebaté (Fatu) Mamadu Baio (Idrissa) Mutar Djebaté (Baio)

 

Durée : 78 min

 

Année de réalisation : 2013
Sortie en salle en décembre 2013

 

Après trente ans d'exil, Baio accepte de revenir en Guinée-Bissau à la demande de sa fille. Fatu tient à ce que son père l'accompagne le jour de son mariage. Elle va épouser Idrissa, célèbre chanteur des Supercamarimba. La cérémonie doit se dérouler à Tabatô, le village des griots, peuple de musiciens. Mais lorsque Baio retrouve les lieux de son passé, les souvenirs de la guerre d'indépendance remontent à la surface. Pour en finir avec la guerre et ses fantômes, Idrissa décide de mener une dernière bataille.

 

« Si le premier film du cinéaste João Viana séduit, cela ne tient pas tant à son scénario, un peu schématique, mais à son ambiance lancinante et poétique qui sait mêler la folle beauté des images, la maîtrise des dialogues, une narration innovante et une bande originale superbe. Bref, un film africain qui ne ressemble à aucun autre, par un jeune réalisateur de Guinée-Bissau né en Angola et vivant aujourd'hui à Berlin » Jeune Afrique

 

« C’est un film rare, très beau, prenant, surprenant… A la façon d’un rêve éveillé, et réveillant, un moment de cinéma pur, venu de Guinée. Une expédition insolite, conte et document. Entre un jadis violent et un présent brutal. …. C’est un poème tellement singulier, que l’on peine à croire qu’il s’agit d’un premier film : avec « La Bataille de Tabato », le réalisateur portugo-angolais Joao Viana - récompensé lors de la dernière Berlinale, et dans d’autres festivals- entre en piste magistralement. Il déboule. Et sidère. Avec ce tournage en Guinée-Bissau, il ausculte, sans en montrer une seule image réelle, les ombres portées de la décolonisation….. » Mathilde La Bardonnie - 06 Jan, 2014

 

Berlinade 2013 mention spéciale meilleur premier film
Milan 2013 meilleur film africain

 

Un transport en communUn transport en commun
Réalisé par Dyana Gaye


Avec : Yakhoub Bâ, Jeannine Barboza, Bakary "Vieux" Cissé, Abdoulaye Diakhaté, Antoine Diandy, Mariéme Diop, Adja Fall, Naïma Gaye, Umban Gomez De Kset, Mbègne Kassé, Gaspard Manesse, Bigué Ndoye

 

Durée : 48 min

 

Année de production : 2010

 

C'est la fin de l'été. Le temps d'un voyage de Dakar à Saint-Louis, les passagers d'un taxibrousse croisent leurs destins et se racontent en chansons. À la gare routière des Pompiers (Dakar), un taxi s'apprête à partir pour Saint Louis. À bord, six passagers: Souki, une jeune femme se rendant à l'enterrement de son père qu'elle n'a jamais connu ; Malick, un jeune homme rempli d'espoir souhaitant saluer sa fiancée avant son départ pour l'Italie; Madame Barry, la propriétaire d'un salon de coiffure chic ; Joséphine et Binette, deux françaises au terme de leurs vacances au Sénégal. Ils auraient dû être sept à effectuer ce trajet, mais Antoine, un autre français étudiant la musicologie, les a ratés de peu. Parti à leur poursuite, ce dernier rencontre la nièce de Madame Barry - Dorine - jeune apprentie coiffeuse en quête de liberté qui, elle aussi, part pour Saint Louis. La route est longue, la chaleur intense et les routes surchargées.

 

Les chansons de « Un transport en commun » - toutes écrites par la réalisatrice Gaye Dyana et interprétées par Le Surnatural Orchestra (un big band de dix-neuf musiciens) ainsi que l'ensemble Les Cordes - dévoilent en musique les sentiments cachés de chaque protagoniste: Avec « Un transport en commun »…… Dyana Gaye pose un regard rafraîchissant sur l'Afrique. Elle signe une comédie musicale divertissante et pleine d'espoir.


« Et vogue le taxi-brousse… Sujet mince ? Certes. Mais voici que, dès les premières minutes, tous les passagers se mettent à danser et chanter ensemble, sur le mode Demy- Legrand (hommage amusant), et que tout soudain devient plus beau, magique, que les couleurs de Dakar et de Saint-Louis (boubous, taxis jaunes, pastèques, boutiques de rues aux murs décorés, ciel bleu, salon de coiffure fluo) se mettent à bouger et à vibrer à l’unisson » JB Morain Les Inrocks 11/06/2010

 

Documentaire

 

La force noireLa Force Noire
Réalisé par Eric Deroo et Antoine Champeaux

 

Durée : 30 min

 

Année de réalisation : 2010
DVD produit par l’ECPAD (L’établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense)

 

Pendant plus d’un siècle, de 1857 aux années 1960, ils furent des milliers de tirailleurs venus de toute l’Afrique noire et de Madagascar pour se battre sur les champs de bataille de la France. L’histoire de ces combattants baptisés « tirailleurs indigènes » ou « force noire », est faite de gloire, de larmes et de sang.

 

A partir des images rares et émouvantes de l’ECPAD, Eric Deroo et Antoine Champeaux ont réalisé un documentaire de 60 minutes, retraçant plus d’un siècle d’histoire. Souvent imprégnées des a priori de l’époque, ces images témoignent du courage et de l’abnégation de ces hommes. Du continent africain aux tranchées de Verdun en 1916, des forêts ardennaises en 1940 aux sables de Bir Hakeim en 1942, des maquis des Vosges à la libération de la France en 1945, de l’Indochine à l’Algérie, est ainsi restitué plus d’un siècle d’une histoire souvent héroïque et de fraternité d’armes