Réalisateurs / Intervenants

Réalisateurs & Intervenants


Les Réalisateurs présents

flora-gomesFLORA GOMES

 

Flora Gomes est un réalisateur de Guinée Bissau, né en décembre 1949 à Cadique.

Formé à l'ICAIC ( Instituto Cubano de Arte e Industria Cinematográficos ) de Cuba, puis au Sénégal au contact du cinéaste Paulin Soumanou Vieyra, Flora Gomes est l'un des principaux cinéastes de l'Afrique lusophone.

D'abord cameraman et journaliste au Ministère de l'Information, il participe à des stages de formation sous la direction de Chris Marker. Après avoir réalisé des documentaires et des reportages, Flora Gomes tourne en 1987 son premier long métrage Mortu Nega qui dépeint les derniers moments de la lutte de son pays pour la liberté et les défis de l'indépendance nouvelle. Mortu Nega a reçu le prix spécial du jury au Festival de Venise en 1988.

Il réalise ensuite, en 1992, Les Yeux bleus de Yonta, sélectionné dans la section « Un certain Regard » à Cannes, puis Po di sangui (L'arbre aux âmes) qui fait partie des films retenus pour la compétition officielle au Festival de Cannes en 1996.

En 2001, il tourne au Cap-Vert une comédie musicale, sur une musique de Manu Dibango, Nha fala (La voix). Il a réalisé en 2010 un nouveau long métrage, tourné au Mozambique, La République des enfants qui a été présenté récemment au Fespaco, en Février 2013.

Filmographie

1988 : Mortu Nega

1992: Les Yeux bleus de Yonta (Udju azul di Yonta)

1996 : Po di Sangui

2002: Nha fala

2007 : As duas faces da Guerra (Les Deux Visages de la guerre) (coréalisation)

2010 : La République des enfants

« Il y a l'Afrique qui pleure et il y a l'Afrique qui rie. L'image de la première, il me semble, a fini par occulter l'autre image. A tel point que certains en Europe ou ailleurs, ne peuvent se figurer l'Afrique que sous la forme d'une terre désolée, chagrine et immobile. Et pourtant, j'en atteste, il arrive encore, il arrive souvent que l'Afrique éclate de rire » - Flora Gomes 1992

mohcine-besriMOHCINE BESRI


Né en 1971 à Meknès (Maroc). Mohcine Besri se lance, après le baccalauréat, dans des études de mathématiques et d'informatique d'abord au Maroc (Rabat) puis à Genève en Suisse (1994). Il prend alors un poste de professeur de mathématiques qu'il occupe toujours. Parallèlement, il s'engage dans des activités artistiques dès 1988, aussi bien au Maroc qu'en Suisse, comme comédien, assistant à la mise en scène de théâtre, conseiller en écriture et assistant de production à la télévision (feuilleton) et au cinéma.

Il participe ainsi comme comédien au film de Jean Delannoy « Marie de Nazareth » en 1993.

En 2002 et 2003, il est assistant de réalisation à Genève sur deux courts métrages du cinéaste marocain Hicham el Hayaat». En 2006 et 2007 il réalise deux courts métrages «Kafka, mort ou vif !» et «Heaven».

En 2008 il écrit le scénario de la série télévisée Heidi, saison 2 et participe, en 2011, à l'écriture du scénario du long métrage « Opération Casablanca » du cinéaste suisse Laurent Negre. C'est la même année qu'il réalise son premier long métrage « Les mécréants » qui sort sur les écrans en 2012. Le film a obtenu le prix Nafid Mahfoud du meilleur film arabe au 35° festival international du Caire en décembre 2012

Filmographie

2006 : Kafka, mort ou vif! (CM)

2008 : Heaven (CM)

2011 : Les mécréants ( LM)

nassim-abassiNASSIM ABASSI


Nassim Abassi est un cinéaste marocain originaire du Rif (Nord du Maroc).

Il a vécu pendant plusieurs années à Londres où il a effectué ses études cinématographiquesau Surrey Institute of Art and Design (SIAD). Il a produit et réalisé plusieurs courtsmétrages en Angleterre et au Maroc qui ont été sélectionnés dans des festivals internationaux.

A partir de 2005, il se lance dans la réalisation de longs métrages d'abord en Angleterre puis au Maroc. Son premier long-métrage The winter sun is a lie (Le soleil d'hiver est un mensonge), réalisé en Angleterre, a obtenu le prix du meilleur film au festival international du film a New Delhi en 2005..

Son deuxième long métrage Bila Hudoud (Sans limites), entièrement tourné à Mohammédia au Maroc, a été présenté en 2008. Il a été très bien accueilli par le public marocain.

MAJID (2011), est son quatrième long métrage. Il a été primé au festival de Tanger en 2011 et a remporté le grand prix "Hadrumète d'or" du meilleur film pour enfants à la 9ème édition du Festival international du film pour l'enfance et la jeunesse de Sousse (Tunisie).Il avait en 2011 remporté le Faucon d'argent au Festival du film arabe de Rotterdam.

Filmographie

2005 The winter sun is a lie

2006 L'histoire de ma femme

2008 Bila Hudoud

2011 Majid

cheikdoukoureCHEIK DOUKOURÉ


Né en 1943 à Kankan (Guinée).

Il quitte la Guinée pour la France en 1964. Il s'inscrit à la Sorbonne, en lettres modernes. Parallèlement il suit les cours du Cours Simon puis ceux du Conservatoire de la rue Blanche. Il entame une carrière de comédien et tourne avec des réalisateurs comme Audiard, Mocky, Girod. Au théâtre, il joue dans de très nombreuses pièces mises en scène par Chéreau, Hossein, Mondy...


En 1977, il écrit, s’inspirant des aventures qu’il a vécues lors de son voyage entre la Guinée et la France en 1964, le scénario de « Bako, l'autre rive », film réalisé par Jacques Champreux et en 1985 il co-écrit le scénario et les dialogues de "Black Mic-Mac". En 1991, il se lance dans la réalisation avec son premier long métrage "Blanc d'Ebène", puis en 1993 de son second film "Le ballon d'or" qui est l'un des plus grands succès du cinéma africain. Son 3° film « Paris selon Moussa » sort en 2003. Son rôle dans ce film lui vaut le Prix d'interprétation masculine lors de la 18e édition du Fespaco (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou) en 2003.


Filmographie

Longs métrages
1991 Blanc d’ébène
1993 Le Ballon d’Or
2001 Paris selon Moussa

Scénariste
1978 Bako, l’autre rive
1985 Black mic-mac

Les autres Réalisateurs

moussa-toureMOUSSA TOURÉ

 

Moussa Touré est né à Dakar en 1958. Il commence très jeune sa carrière dans le cinéma en tant que technicien (électricien, assistant réalisateur), notamment sur « Adèle H » de François Truffaut et « Coup de torchon » de Bernard Tavernier. Il réalise son premier court-métrage

(Baram) en 1987, puis son premier long-métrage, Toubab Bi en 1991.

En 1987, le réalisateur crée sa société de production, Les Films du crocodile (Dakar), avec laquelle il finance notamment depuis ses nombreux documentaires, remarqués et récompensés dans de nombreux festivals. En 1997, il réalise TGV son 2° long métrage, avec Makéna Diop, Bernard Giraudeau et Philippine Leroy-Beaulieu.

Ce film connaît un véritable succès populaire en Afrique et obtient, en 1999, le Prix du public lors du 9e Festival du cinéma africain de Mila.
En 2002, il initie le Festival «Moussa invite» à Rufisque au Sénégal qui fait la promotion des documentaires africains réalisés par des Africains.
En 2011, le FESPACO (Festival panafricain du Cinéma de Ouagadougou lui confie la présidence du jury des films documentaires.
En 2012, le cinéaste sénégalais signe son 3° long métrage, « La Pirogue », un drame sous forme de huis clos à ciel ouvert sur l'immigration africaine par voie maritime.

En compétition à Cannes en 2012 dans la section « Un certain regard », le film a obtenu de nombreux prix, notamment le Tanit d'or (premier prix) lors de la 24° session des Journées Cinématographiques de Carthage en 2012 et le prix du meilleur film francophone aux Lumières 2013

Filmographie

1991 : Toubab Bi

1997 : TGV

2004 : 5 x 5 (Doc)

2006 : Nosaltres (Doc)

2012 : La Pirogue

alain-gomisALAIN GOMIS

 

Né en France d'un père sénégalais et d'une mère française, Alain Gomis entreprend des études

d'histoire de l'art et obtient une maîtrise d'études cinématographiques à Paris 1.
Animateur d'ateliers vidéo pour la ville de Nanterre, il réalise de nombreux reportages sur les jeunes issus de l'immigration, un thème qui lui tient particulièrement à coeur. Il tourne ensuite des courts métrages « Caramels et chocolat » (1996), « Tout le monde peut se tromper » (1998) et "Tourbillons" (1999) qui est présenté à Clermont-Ferrand, à New-York et à Namur, puis "Petite lumière" (2003) qui est couronné au Festival de Namur par le Bayard d'or du court métrage.

En 2001 il réalise son premier long-métrage, "L'Afrance" qui a encore pour thème la question de l'identité et qui reçoit un bon accueil de la critique et du public.
Le film est remarqué et remporte le Léopard d'argent du meilleur premier film au festival de Locarno. Il est suivi par"Ahmed", court-métrage sélectionné à Clermont-Ferrand. En 2008, il réalise « Andalucia », son deuxième long métrage.
En 2013, son troisième long métrage « Aujourd'hui », raconte la dernière journée d'un homme, incarné à l'écran par le musicien Saul Williams, qui sait que ce jour est son dernier jour. « Aujourd'hui » a obtenu de très nombreuses récompenses, au Festival de Milan et au Festival de Cordoue, à Carthage (prix spécial du jury) et au FESPACO où il a reçu l'étalon d'or en 2013.

 

Filmographie

1996 : Caramels et chocolat (CM)

1998 : Tout le monde peut se tromper (CM)

1999 : Tourbillons (CM)

2001 : L'Afrance

2003 : Petite Lumière (CM)

2006 : Ahmed (CM)

2001 : L'Afrance

2008 : Andalucia

2013 : Aujourd'hui (Tey)

mohamed-nadif

MOHAMED NADIF

 

Mohamed Nadif, né en juillet 1967. Après des études à l'Institut Supérieur d'Art Dramatique et d'animation culturelle à Rabat (spécialité interprétation), il prolonge sa formation en France, à l'Université Paris-X où il obtient un diplôme d'Etudes Approfondies (DEA) en théâtre et art du spectacle.

Il fait tôt ses armes au théâtre en tant que comédien puis metteur en scène et dramaturge avant de jouer dans de nombreux films au cinéma et à la télévision. Il réalise par ailleurs la mise en scène de plusieurs pièces (Argana en 2004, la jeune femme et l'école en 2009).

C'est dans les années 2000 qu'il s'engage également dans la réalisation cinématographique Il écrit et réalise successivement trois courts métrages : "La jeune femme et l'ascenseur" (2005 - 9 min), "La jeune femme et l'Instit" (2007 - 16 min) et "La jeune femme et l'école" (2009 - 10 min). "Andalousie, mon amour !" (2011) est son premier long-métrage qui a reçu le prix de la meilleure réalisation au festival de Khouribga en 2012.

Filmographie

2005 La jeune femme et l'ascenseur(CM)

2007 La jeune femme et l'instit (CM)

2009 La jeune femme et l'école (CM)

2011 Andalousie mon amour

jacques-champreuxJACQUES CHAMPREUX


Né en mars 1930 à Paris, Jacques Champreux est le petit fils du cinéaste Louis Feuillade

 (1873-1925). Il a été peintre, décorateur, marionnettiste puis comédien, élève au cours Charles Dullin.

En 1958, il entre au Théâtre National Populaire et participe à de nombreux spectacles montés par Jean Vilar.
Cascadeur dans quelques films de cape et d'épée, il a été acteur au cinéma (notamment dans les Nuits Rouges de Franju en 1973) et à la télévision (premier rôle du feuilleton « les compagnons de Baal » dont il fut le scénariste-dialoguiste).

Il est l'auteur de plusieurs scénarios et dialogues pour le cinéma (« Judex » et « les nuits rouges » de Georges Franju en 1963 et 1974) et pour la télévision (la tour de Nesle, les compagnons du Baal, l'île mystérieuse, l'Homme sans visage).

Après avoir rencontré Cheik Doukouré, il entreprend avec celui-ci la rédaction du scénario et des dialogues de « Bako, l'autre rive » dont il assure la mise en scène. Le film sort en salle en 1979, après avoir obtenu le prix Jean Vigo en 1978. La critique (« Un beau, un bon film, solide, intéressant, généreux et utile » Albert Cervoni dans « l'Humanité » le 10 janvier 1979) et le public, lui assure un réel succès.

licinio-azevedoLICINIO AZEVEDO

 

Licinio Azevedo est né au Brésil, à Porto Alegre, en mai 1951.

Il a fait ses premiers pas en Afrique en suivant les guerres de libération des colonies portugaises, séjournant d'abord en Guinée, puis au Mozambique. Ecrivain, il témoigne de ces guerres de libération dans "Relatos do Povo Armado" ("Rapports du Peuple Armé"). La guerre du Nord du Mozambique est également le sujet de son roman "Comboio de Sal e Açúcar" ("Train de sel et de sucre").

Dans le domaine du cinéma, il est réalisateur, mais également producteur. Cinéaste engagé, il a réalisé une oeuvre considérable, composée pour l'essentiel de nombreux documentaires primés internationalement qui ont pour objet de montrer la situation de la population mozambicaine, ses combats pour la justice et le développement, son courage et sa dignité. Il a participé à l'Institut national du film, à Maputo aux expériences de formation des cinéastes mozambicains avec notamment Rui Guerra et Jean-Luc Godard.

Virgem Margarida est de fait son premier long métrage de fiction. Il a été récompensé par le prix du public à Amiens (2012)et à Angers (2013) et par le prix de la communication interculturelle au festival « Vues d'Afrique » de Montréal en 2013.


Filmographie

1986 : Melancholic, musical (C.M.)

1990 : Marracuene (doc)

1991 : Adieu RDA (doc)

1994 : A árvore dos antepassados ("L'arbre des ancêtres" (doc )

1996 : A guerra da àgua ("La Guerre de l'eau") ( doc )

1997 : Tchuma Tchato (doc )

1998 : Babes (CM)

1998 : Massassani, Afela Kwatine (doc)

1999 : A Ultima Prostituta ("La dernière prostituée") (doc )

1999 : As Pitas ( fiction)

2000 : Mariana e a Lua ("Mariana et la lune") (doc)

2001 : A ponte ("Le Pont", doc)

2002 : Desobediência ("Désobéissance" ) (doc)

2002 : Palavras às Mulheres ("Parole aux femmes") (doc )

2002 : Paragem Nocturna ("Arrêt nocturne") (doc)

2006 : O grande Bazar (CM)

2006 : Ferro em Brasa (doc)

2007 : Hóspedes da Noite (doc)

2012 : L'Île des Esprits | A ilha dos Espíritos (MM)

2012 : A Virgem Margarida (LM)

mustapha-alassaneMUSTAPHA ALASSANE


Né en 1942 à N'Dougou (Niger), Moustapha Alassane est d'abord mécanicien. Il apprend la technique cinématographique dans les locaux de l'IRSH (Institut de Recherches en Sciences Humaines) à Niamey, capitale du Niger, dont l'ethnologue et cinéaste français Jean Rouch assure la direction scientifique. Ce dernier facilite sa formation et l'aide à partir au Canada où il rencontre le célèbre Norman MacLaren qui lui enseigne le cinéma d'animation.


Il se lance dans la réalisation de films et tourne les premiers dessins animés réalisés en Afrique sub-saharienne ( la mort de Gandji en 1965).
Il tourne dès 1961 deux courts métrages inspirés des contes africains traditionnels: Aouré et La Bague du roi Koda ». il pratique aussi la satire de moeurs ( F.V.V.A., femme, villa,voiture, argent 1972). Il a réalisé au total une trentaine de films.

 

Directeur de la section cinéma de l'université de Niamey pendant 15 ans, il a contribué dans les années 1960-1970 à faire du Niger un grand pays de cinéma.
"Pour moi, le cinéma peut et doit servir à modifier la mentalité de la masse. Chacun de mes films touche à la politique, ne serait-ce que parce qu'il suscite un intérêt auprès de la masse et est susceptible de lui faire prendre conscience de sa culture. Je pense que, pour le moment, le cinéma n'a pas suffisamment prouvé au monde que l'Afrique a une culture propre. Il doit pouvoir éveiller la conscience du spectateur sur des problèmes spécifiquement africains et guider l'Afrique dans une direction plus viable." Moustapha Alassane

 

Filmographie (principaux films)

Réalisateur

1962 : La Bague du roi Koda,

1962 : Aoure

1965 : La Mort de Gandji,

1966 : Le Retour d'un aventurier

1966 : Bon voyage Sim

1972 F.V.V.A.: Femmes Voitures Villas Argent (LM)

1974 : Toula ou le génie des eaux (LM)

1977 : Samba le grand

1982 : Kankamba ou le semeur de discorde (LM)

2001 : Kokoa

Acteur

1971: Petit à petit

1976: L'Étoile noire

mustapha-daoMUSTAPHA DAO


Né en 1955 à Koudougou et décédé à Paris en juin 2010, Mustapha Dao avait étudié le son à l'institut Africain d'Education Cinématographique (INAFEC) avant d'être directeur de Production aux studios Cinafric de Kossodo (Ouagadougou).

Après avoir travaillé au Centre National du Cinéma et à la Télévision Nationale du Burkina Faso, puis avoir été assistant des cinéastes malien et burkinabé Souleymane Cissé et Idrissa Ouedraogo, il réalise en 1987 son premier court métrage, « A nous la rue » qui met en scène des enfants d'un quartier populaire de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

Après ce premier film sur les enfants des rues à Ouagadougou, il se spécialise dans le cinéma pour enfants et s'inspire des contes africains traditionnels.

Dans Le Neveu du peintre (1989), il s'intéresse au monde imaginaire des contes à travers les rêves d'un enfant envoyé en ville chez son oncle peintre en bâtiment. Avec L'Enfant et le caïman (1991), il s'essaye au cinéma d'animation dans un conte moral qui met en scène un caïman qui ne veut pas tenir ses promesses. Dans L'Oeuf (1995), il retrouve les animaux de la tradition orale burkinabè, joués par des acteurs déguisés.

Filmographie

1987 : À nous la rue

1989 : Le Neveu du peintre

1991 : L'Enfant et le Caïman

1995 : L'OEuf

CLAUDE LE GALLOU


Née en 1940 à Lorient, Claude Le Gallou est diplomée de L'HIDEC (1960). Chef monteuse jusqu'en 1987 de documentaires, reportages et fictions, mais également
d'émissions de télévision en France, aux Etats Unis et au Canada, elle s'orientera dès 1981 vers le cinéma africain (monteuse à Paris sur plusieurs films africains).

En 1986 et 1987 elle travaille au Burkina Faso où elle est responsable de l'enseignement du montage à l'INAFEC ( Institut Africain d’Etudes Cinématographiques de Ouagadougou, Burkina Faso). C’est au cours de ce séjour qu’elle réalise « La Princesse Yennega » en 1986. De 1990 à 1998, elle est chargée de Production et de Formation à ATRIA (Association d’appui aux cinéastes africains financée par la coopération française).
Elle s'occupera notamment de la campagne de presse et du suivi de films africains dont "Ta Dona"(1991) et « Taafe Fanga » (1997) de Adama Drabo, "Sango Malo"(1991) de Bassek Ba Kobhio, "Octobre"(1993) de Abderrahmane Sissako et
"Waati"(1995) de Souleymane Cissé.

Les intervenants


catherine-ruelleCATHERINE RUELLE


Après des études de sciences politiques et d'histoire, Catherine Ruelle entre à Radio France International dan les années 1970. Elle est responsable, depuis 1973, de la rubrique cinématographique consacrée aux cinémas du Monde, notamment du cinéma africain.

Elle fonde en 1984 l'association RACINES qui travaille en faveur du cinéma africain.

Elle intervient dans de nombreux festivals et manifestations et anime de nombreux débats. Elle a participé au lancement de la collection de DVD « cinéastes africains » initiée par ARTE. Elle a contribué à la réalisation de plusieurs ouvrages sur le cinéma africain.

Depuis janvier 2005, elle organise et anime le cinéclub africain mensuel qui a lieu au musée DAPPER à Paris. En Avril 2011, elle a été désignée comme Présidente d'Honneur de la 8° édition du Festival International du Film Panafricain de Cannes.

 

christian-bouquetCHRISTIAN BOUQUET

Géographe, spécialiste de géopolitique africaine.

Né en 1946, Christian Bouquet a été enseignant-chercheur (1968-1983) détaché dans un certain nombre d'universités africaines (Tchad, Côte d'Ivoire, Madagascar, Centrafrique). Il a ensuite (1984-2002) servi comme conseiller chargé de la coopération dans les ambassades de France au Niger, aux Comores, à Djibouti, à Madagascar et en Côte d'Ivoire, soit un séjour pratiquement ininterrompu de plus de trente années sur le continent africain et dans l'océan Indien. Sa dernière affectation auprès de l'ambassade de France à Abidjan (1997-2002) lui a permis de suivre l'évolution politique de la Côte d'Ivoire sous un angle particulier. Réintégré ensuite dans son université d'origine (Bordeaux), dont il est vice-président délégué aux Relations internationales, il s'est spécialisé dans la géographie politique et dans l'étude des rapports entre la mondialisation et la pauvreté. Il continue de sillonner l'Afrique. Auteur d'une soixantaine d'articles scientifiques et d'une dizaine d'ouvrages spécialisés dans les questions de géographie du développement et de géopolitique africaine, il a publié en mai 2005 aux éditions Armand Colin un ouvrage qui vient d'être réimprimé et réédité: Géopolitique de la Côte d'Ivoire. Le désespoir de Kourouma.

 

Il a également écrit plusieurs ouvrages sur le Tchad (« Genèse d'un conflit  », Atlas, que sais-je ?) auquel il a consacré sa thèse d'Etat « Insulaires et riverains du Lac Tchad » en 1990.