Films de l'année

Les Films de la Quatrième édition de VISIONS D'AFRIQUE


La République des Enfants de Flora Gomes

Nha-Fala de Flora Gomes

Les Yeux Bleus de Yonta de Flora Gomes

Po Di Sangui de Flora Gomes

Aujourd'hui de Alain Gomis

Bako de Jacques Champreux

Andalousie Mon Amour de Mohamed Nadif

La Pirogue de Moussa Touré

 

Les Mécréants de Mohcine Besri

Majid de Nassim Abassi

Virgem Margarida de Licinio Azevedo

La Princesse Yennega de Claude le Gallou

L'enfant et le Caïman de Mustapha Dao

L'Oeuf de Mustapha Dao

Samba le Grand de Mustapha Alassane



Films de Flora Gomes
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Les 4 Films de Flora Gomes

la-republique-des-enfantsLa République des Enfants

Réalisé par Flora Gomes

Durée 75 min

Année de production : 2012
Musique : Youssou N'Dour

Quelque part en Afrique, un petit pays est ravagé par les coups d'états et les tueries et abandonné par son gouvernement et par tous les adultes. Restés seuls, les enfants s'organisent et réussissent à inventer une démocratie utopique, la « République des Enfants ». Le pays et la société deviennent stables et prospères. Mais cette société n'évolue plus : les enfants ne grandissent plus. L'irruption d'un groupe d'enfants soldats venus de l'extérieur de la cité va semer le doute dans l'esprit des créateurs de cette république. Que faire ? Les intégrer ou les exclure au risque de se priver d'avenir...

« La République des enfants » est une fable africaine initiatique. Africaine par son ton, son lieu et l'histoire de ce lieu. Fable initiatique parce que sous l'apparence d'un récit de fantaisie, dans le cadre d'une utopie, elle offre au spectateur un cheminement et une morale »
Solambey F
(le rendez-vous du film africain présente la république des enfants novembre 2012)

Le Film a été présenté en compétition officielle au Fespaco en 2013.

nha-falaNha Fala

Réalisé par Flora Gomes

Avec : Fatou N'diaye, Ramiro Naka, Ângelo Torres

Durée 89 min

Année de production : 2003

Au Cap Vert, tout se fait en chansons. Seule la jeune Vita n'a pas le droit de chanter. Dans sa famille, une légende ancestrale promet en effet la mort à celle qui s'y essaiera. Avant de partir pour la France poursuivre des études, elle réitère son serment devant sa mère.
A Paris, Vita rencontre un jeune musicien, Pierre, et tombe amoureuse de lui. Portée par l'allégresse, elle se laisse aller à fredonner quelques notes. Elle a une voix magnifique. Subjugué, Pierre la convainc d'enregistrer un disque. Mais Vita est terrifiée d'avoir bravé la malédiction. Elle décide de retourner chez elle, d'avouer son acte à sa mère et d'affronter le joug de la tradition.

« Avec son film Nha Fala, le Bissau-guinéen Flora Gomes réalise une comédiemusicale chatoyante où le conte n'est jamais très loin....... Il y a les couleurs du Cap-Vert et la musique de Manu Dibango. Il y a une histoire grave et légère à la fois. Il y a de la poésie et une pincée de surréalisme. Et puis il y a Fatou N'Diaye. Qui irradie, dévore l'écran, brûle la pellicule »
Afrik-Com 9 octobre 2002

« On voit "Nha Fala" avec le même bonheur qu'une comédie musicale de Jacques Demy : les chants orchestrés par Manu Dibango sont pleins de vie, les danses donnent envie de se dandiner sur son fauteuil, les couleurs sont vives, même le moindre papier peint servant de décor...Un beau film sans prétentions et bourré de joie de vivre dont la sincérité donne envie d'entrer dans la danse. »
Olivier Barlet Africultures

« L'idée d'une comédie musicale m'est venue parce que j'avais envie de raconter une histoire résolument optimiste. On parle beaucoup d'une manière négative de l'Afrique: les guerres, la famine, les maladies. Je voulais montrer l'extraordinaire vitalité de ce continent. Il y a entre autres des musiciens extrêmement talentueux et actifs.
Or, la musique est le meilleur moyen d'expression que possèdent les Africains. Elle est présente au quotidien, annonce les bonnes et mauvaises nouvelles et permet d'extérioriser ses états d'âme. »
Flora Gomes

Présenté en compétition officielle à la 59° Mostra de Venise en 2002, Nha Fala a obtenu la même année la bourse francophone de promotion internationale des films du Sud.

fatou-n-diayeFatou N'Diaye

les-yeux-bleux-de-yontaLes Yeux Bleus de Yonta

Réalisé par Flora Gomes

Avec Maysa Marta, Pedro Dias, Antonio Simao Mendes , Mohamed Lamine Seidi,

Dina Vaz,Bia Gomes

Durée : 100min

Année de production : 1992

Une belle jeune fille de 17 ans , Yonta n'a d'yeux que pour Vicente, l'ami de ses parents, héros de la guerre d'indépendance, davantage préoccupé par l'essor de son usine que par l'amour de la jeune fille. En revanche, elle se montre totalement indifférente aux approches d'un doux rêveur, Zé, qui lui adresse, par voie anonyme, des lettres célébrant ses beaux yeux «bleus». La trame du film est constituée de ce chassé-croisé amoureux, prétexte choisi par le réalisateur pour témoigner de la vitalité de sa ville, Bissau, capitale de la Guinée- Bissau, qui est le personnage principal de cette comédie sensible et poétique.

Le film de Flora Gomes allie la légèreté de la comédie et la richesse du documentaire. Le prétexte, c'est Yonta, beauté volcanique qui tourne la tête de Zé, le timide poète, mais laisse indifférent Vicente, figure héroïque de la guerre d'indépendance, reconverti dans le commerce du poisson. Simple histoire d'amour sur fond de pénurie et de désillusions.
Car, à coup sûr, la Guinée-Bissau n'est pas devenu le pays dont avaient rêvé les révolutionnaires du temps de la décolonisation. Comme se plaint un docker, "les Portugais sont partis, mais les sacs pèsent toujours aussi lourd". Tout cela est montré sans pesanteur, sur un ton alerte et badin. Une bonne humeur qui a vite fait de nous emporter.
Théobald Frédéric « La Vie » Mai 1993

Un désespoir radieux
Sous l'aspect d'une fiction aux personnage très bien dessinés, « Les yeux bleus de Yonta » relève à la fois de la chronique documentaire évoquant assez précisément la fin des grandes espérances liées à l'indépendance, ou plus exactement les séquelles personnelles de cette désillusion sur une brochette de personnages ...
À fines touches, avec un remarquable sens poétique de l'image et de la narration, Flora Gomes compose ainsi un tableau vif et poignant, dont la joie de vivre qu'il reflète va de pair avec un constat doux-amer ...
Blog « Les carnets de JLK »

« Les yeux bleus de Yonta » a été sélectionné à Cannes en 1992 dans la section « un certain regard ».
Il a obtenu le Tanit de bronze au Journées Cinématographiques de Carthage en 1992.Maysa Marta a reçu le prix d'interprétation féminine au Fespaco en 1993.

po-di-sanguiPo Di Sangui

Réalisé par Flora Gomes

Avec : Adama Kouyaté, Ramiro Naka, Oumou Sy

Durée : 90 min

Année de production : 1996

Dans le village d'Amanha Lundju, à chaque naissance, on plante un arbre. Ces arbres grandissent avec les enfants, les dépassent, leur survivent et deviennent l'âme des villageois. Mais jour après jour, on coupe les arbres pour survivre. Et le bois se fait rare.
Quand Dou le nomade revient de la savane, son jumeau Hami vient de mourir. De quoi est mort Hami ? Quel mal ronge son village ? Dou doit reprendre la place de son double disparu auprès de sa femme et de sa fille. Saly, la jeune fille qui lui était promise, en devient folle et s'éprend du soleil. Quand les forestiers de la grande ville arrivent au village, tout bascule...

"La protection de l'environnement est un problème crucial pour les pays en voie de développement......... Les rapports entre l'Homme et la Nature vont bien au-delà de simples rapports économiques.... L'Homme habite la nature autant qu'il est, lui-même, habité par la Nature. Cette interdépendance ne peut être rompue sans créer d'importants désordres.
"Po Di Sangui" montre des êtres humains qui vivent un rapport passionné avec la Nature, au risque même de s'y perdre. C'est la tragédie d'une communauté expulsée de sa forêt et jetée sur les routes de l'exil et du désert. "Po Di Sangui" veut lancer un message d'espoir, un appel à la résistance"
Flora Gomes

"Po di Sangui («Arbre de sang», en créole), de Flora Gomes, nous immerge dans une atmosphère anxieuse: les villageois qui vivaient jusqu'alors dans une autarcie heureuse découvrent que l'écologie de leur petite communauté est fragile ..... Par le biais d'une parabole limpide sur le lien peu à peu rompu avec les traditions et les mythes qui fondent la société traditionnelle... le cinéaste...dénonce les mauvaises manières du monde moderne sur cet environnement superbe. Il ne s'agit pas seulement d'un décor mais d'une entité à respecter, à l'égal des hommes qui, aux yeux de la tradition animiste, la prolongent mais en aucun cas ne la dépasse."
Didier Peron Libération 13 mai 1996

« Po Di Sangui » a fait partie des films retenus en compétition officielle au Festival de Cannes en 1996

 

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Les autres films

aujourd-huiAujourd'hui

Réalisé par Alain Gomis

Avec Saul Williams, Leyti Fall, Aissa Maiga, Djolof Mbengue, Thierno Ndiaye Doss, Anisia Uzeyman
Durée : 86 min
Année de production : 2011

La dernière journée de Satché, qui sait qu'il va mourir ce soir. Satché sait qu'ìl ne lui reste plus qu'une journée à vivre. Etabli aux USA, il est retourné chez lui, au Sénégal, pour célébrer sa mort à venir en compagnie des siens.
Comme cela arrive parfois, tout le monde savait. Comment ? Personne ne pourrait répondre exactement, l'expérience peut-être. Par ici, il arrive que la mort prévienne encore de sa venue. Cela se passe la veille, comme une certitude qui descend dans les corps et les esprits de celui qui est choisi et de ses proches. Pas de doutes ni de lutte possibles. Aujourd'hui sera la dernière journée de Satché.


"Le troisième film d’Alain Gomis est une réussite. D’abord pour son scénario qui, assumant le choix toujours risqué de la fable, concilie superbement le réalisme politique et social ainsi que la poésie de la parabole. Ensuite pour sa mise en scène, qui confère à l’ensemble un mystère, une sensualité, une force de vie et une beauté mélancolique qui sont celles d’une Afrique meurtrie mais fougueuse, contemporaine et intemporelle."
Xavier Leherpeur (Nouvel Observateur)

 

Dans les rues de Dakar, Alain Gomis filme le plus séduisant des morts-vivants. Promis à une fin proche, le héros d’ « Aujourd’hui » parcourt une ville terrible et magnifique…….. Un film métaphysique, d'une puissance sensorielle rare.... magnifique fable initiatique.
Sandrine Marques (Le Monde)

« Aujourd’hui » a obtenu un grand nombre de récompenses parmi lesquelles on notera les premiers prix à Milan et à Cordoue, la sélection officielle à Berlin, le prix spécial du jury à Carthage 2012 et l’Etalon d’Or au Fespaco 2013

bakoBako

Réalisé par Jacques Champreux

Avec Sidiki Bakaba, Doura Mane, Cheikh Doukouré, Guillaume Coréa, Souleymane Koulibali
Durée : 110 min
Année de production : 2079

Janvier 1972, à Babala, Mali. C'est la sécheresse, la misère, la famine. Fodé, le père de Boubacar, décide d'envoyer son fils rejoindre à Paris son frère aîné Samba. Là-bas, c'est sûr, il deviendra riche et pourra leur envoyer de l'argent. Boubacar quitte le village et sa fiancée Awa. Le long voyage commence. A Dakar, Boubacar tente en vain d'embarquer sur un cargo; il lie connaissance avec Camara, qui lui a porté secour lorsqu'un marin a tenté de lui voler son argent. Avec l'aide de son compagnon, Boubacar réussit à gagner, par camion, à pied, en bateau, Nouakchott en Mauritanie, le Sahara espagnol et enfin Barcelone. A chaque étape, un douanier ou un passeur extorque aux voyageurs, pour un passeport ou un transport, des sommes aussi importantes qu'arbitraires.


« Bako, sans jamais faire appel aux facilités de la propagande, nous montre l’itinéraire complet du voyage impossible d’un jeune malien vers la France. Ce voyage vers la lumière qui est en fait un voyage au bout de la nuit, les spectateurs le suivent avec un intérêt constant, une pitié grandissante et surtout un véritable effarement devant cette exploitation révoltante et imbécile de l’homme par l’homme. Il reste à souhaiter que soit entendue la leçon de ce film sincère et captivant. »
Robert Chazal France Soir, 16 janvier 1979

« Bako est un film qui, dans l’intimité,dans l’individualisation qu’autorisent la fiction,la mise en scène, la forme romanesque, est une évocation sociale sans aucune démagogie, empreinte de beaucoup de rigueur, une oeuvre simple et efficace,sans maniérisme et directe dans ses visées, dans ses effets. Bako renvoie, sans dramatiser aucunement, à un drame social authentique, une des grandes tragédies des temps actuels. Un beau, un bon film, solide, intéressant, généreux et utile »
Albert Carvoni L’humanité, 10 janvier 1979

« Bako, l’autre rive » a reçu le prix Jean Vigo en 1978

andalousie-mon-amourAndalousie mon Amour
Réalisé par Mohamed Nadif

Avec Yasmina Bennani, Youssef Britel, Mohamed Choubi, Asmaâ El Hadrami, Ali Esmili, Paulin F. Fodouop, Hichem Mesbah, Rachid Mountasa, Mohamed Nadif

Durée : 86 min

Année de production : 2011

Saïd et Amine, deux jeunes étudiants de Casablanca, rêvent d'Europe. Ils se retrouvent dans un petit village au nord du Maroc. Avec l'aide de l'instituteur, ils prennent une barque pour la côte européenne mais font naufrage. La mer rejette Amine sur la côte du village. Saïd échoue sur une plage espagnole. L'Andalousie semble bien étrange pour lui. Et Amine, dans son village marocain, observe des phénomènes bizarres...


"Andalousie, mon amour lorgne du côté de la comédie italienne, dans son âge d'or, mais sa référence ultime est certainement du côté de l'univers foutraque et décalé du réalisateur serbe Emir Kusturica. … Ce film est également une comédie sociale et une satire de l'histoire contemporaine de la société marocaine et des rapports déséquilibrés entre les riches et les pauvres… Sans être l'objet direct du film, la politique au Maroc est présentée également sous son aspect le plus repoussant : l'art du mensonge et de la manipulation exercé au service des corrompus …"
Abdellah Tourabi (Tel Quel. février 2012)


"Mohammed Nadif, voulait faire un film intelligent. C’est chose faite ! Le jeune réalisateur Mohamed Nadif, a réussi le pari de produire une comédie légère qui traite une problématique épineuse. "
Fatima-Ezzahra Saâdane


« Andalousie mon amour » a reçu le prix de la meilleure réalisation au festival de Khouribga en 2012.

la-pirogueLa Pirogue
Réalisé par Moussa Touré

Avec Souleymane Seye Ndiaye, Laïty Fall, Malamine Dramé, Balla Diarra, Salif Jean
Diallo , Babacar Oualy, Mame Astou Diallo

Durée : 87 min

Année de production : 2011

Une trentaine d’hommes et une femme quittent le Sénégal à bord d’une grande pirogue pour rejoindre l’ « eldorado » espagnol et européen via les îles Canaries. Ils vont affronter la solitude de la mer, une violente tempête et une panne de moteur qui les laisse perdus au milieu de l'immensité liquide. Ils doivent jeter des victimes à la mer et subir de longs jours d'attente sans boire ni manger. Recueillis aux Canaries par la Croix rouge espagnole, les rescapés sont expulsés en avion vers leur pays d'origine au bout de quelques jours. C’est la terrible odyssée de ces migrants que filme, au plus près des corps et des visages angoissés, le cinéaste sénégalais.


"C’est un film politique. Je donne une claque à ceux qui nous gouvernent, pour qu’ils se rendent compte qu’ils ont baissé les bras. Moussa Touré Moussa Touré signe un film plein de pudeur et de délicatesse, de très belles images à fleur de peau et de visage. Chaque jour, des milliers d’Africains meurent noyés au large des Canaries. Et il faut saluer l’initiative du réalisateur sénégalais qui, soudain, donne un visage à ces anonymes qui d’ordinaire ne font qu’un entrefilet dans les journaux."
Elisabeth Lequeret RFI 17 octobre 2012


"La Pirogue, du sénégalais Moussa Touré, un film passionnant, tendu, captivant. Un sans-faute. Eric Libiot (L'Express La pirogue est l’un des films les plus formidables et le plus touchant dans le cinéma africain parce que ce long métrage traite un sujet très fort lié à l’émigration des africains vers l’Europe."
M. Thiérry Frémaux (Festival de Cannes sur RFI)


« La pirogue » a été couronné à Namur et à Carthage (Tanit d’Or 2012) et a reçu le Prix Lumières 2013 (meilleur film francophone). Il a été sélectionné au Festival de Cannes dans la section « Un certain Regard » en 2013.

les-mecreantsLes Mécréants
Réalisé par Mohcine Besri

Avec Aïssam Bouali, Jamila El Haouni, Mustapha El Houari, Omar Lotfi

Durée : 88 min

Année de production : 2011

Sur l’ordre de leur chef spirituel, trois jeunes islamistes marocains kidnappent un groupe de jeunes comédiens partis en tournée avec leur dernière création. Arrivés sur le lieu de détention, les kidnappeurs se trouvent coupés de leur base. S’ensuivent alors sept jours d’attente, hors du monde, au cours desquels les deux camps cohabitent, s'affrontent et remettent en question leurs positions et préjugés mutuels.
Un huis clos qui aborde frontalement la question de l’intégrisme musulman.

« Un coup d’essai qui devient coup de maître »
Pari réussi pour le premier film écrit et réalisé par Mohcine Besri, réalisateur, scénariste et comédien né au Maroc, mais vivant et travaillant à Genève. Il signe aujourd’hui son premier film…..
«Les Mécréants» propose une histoire où la cohabitation et le dialogue priment sur les a priori des uns et des autres, même quand on fait s’affronter des libertaires et des obscurantistes. Cette coproduction …. qui a déjà remporté le prix du meilleur premier film à Tanger cette année, a été élue meilleur film arabe au Caire en raison de «sa grande valeur artistique invitant au dialogue, à la cohabitation et à l’acceptation de l’autre», selon les propos de l’acteur égyptien Mahmoud Abdelaziz, président du jury de la compétition arabe.


Les Mécréants» a reçu le prix Najib Mahfoud pour le meilleur film arabe lors de la 35° édition du festival international du film du Caire (décembre 2012) après avoir reçu le prix de la meilleure première oeuvre au Festival national du film marocain à Tanger en janvier 2012.

majidMajid
Réalisé par Nassim Abassi

Avec Mohamed Ben Brahim, Abderrahim Tounsi, Lotfi Sabir, Aicha Mahmah, Hicham Ibrahimi, Aziz Hattab, Brahim Al Bakali, Wassime Zidi

Durée : 116 min

Année de production : 2011

Majid, un orphelin de dix ans, découvre qu'il ne peut plus se rappeler les visages de ses parents morts dans un incendie. Il demande a son grand frère Driss de l'aider a trouver une photo de ses parents mais Driss ne pense qu'a quitter le Maroc. Majid découvre alors qu'il existe peut-être une photo de ses parents a Casablanca chez d’anciens voisins de ses parents. Il décide, avec la complicité de son nouvel ami Larbi, de partir a la recherche de la photo et de la trouver pour arrêter le cauchemar qui revient chaque nuit. C'est la première fois que Majid va à Casablanca. Un voyage plein de péripéties et de surprises l'attend.

 

" Un film troublant et attendrissant porté à merveille par deux petits garçons. On y découvre, en
toile de fond, un drame social et familial qui nous fait réfléchir sur la responsabilité universelle
d’aider les plus vulnérables et de les écarter du danger."
Eric M’Boua (festival Vues d’Afrique)

"Nous sommes en présence d'un conte moderne. Un conte bien de chez nous, mais aussi universel, avec tous les ingrédients d'un conte. Nassim Abassi a bien su nous raconter, nous émouvoir et nous emporter dans le monde de cet enfant. Majid est à la fois sympathique, crédule, innocent, tolérant. Puis, il apprend vite à se mouvoir dans un environnement social partagé entre le bien et le mal, la violence et le pardon, la haine et l'amour, l'amitié et la cruauté, la tendresse et la méchanceté..."

Ahmed El Ftouh (Ciné Mag) Septembre 2011


Prix du meilleur scénario au Festival National de Tanger en 2012, Majid a décroché la même année le Faucon d'argent au festival du film arabe de Rotterdam et a remporté le grand prix pour enfant au Festival international du film pour enfance de Sousse.

virgin-margaridaVirgem Margarida
Réalisé par Licinio Azevedo

Avec Souleymane Seye Ndiaye, Laïty Fall, Malamine Dramé, Balla Diarra, Salif Jean
Diallo , Babacar Oualy, Mame Astou Diallo

Durée : 87 min

Année de production : 2012

1975. Mozambique. Au moment de l'indépendance, le gouvernement révolutionnaire tient à éliminer toutes traces du colonialisme au plus vite. Les prostituées des villes sont arrêtées et enfermées dans un camp isolé où les autorités veulent les rééduquer et les transformer en « femmes nouvelles » socialistes, sous la surveillance de femmes soldats.
Margarida est l'une des prostituées du camp. Jeune campagnarde, elle était en ville pour acheter son trousseau et s'est faite arrêtée par erreur. Une révélation inattendue va changer son sort : Margarida est vierge. Les prostituées non seulement l'adoptent et la protègent, mais elles finissent même par la vénérer comme une sainte.

Question à Licinio Azevedo : Comment vous est venue l'idée de raconter l'histoire des centres de rééducation pour prostituées ?

Réponse : Les prostituées ont été les premières à encourager la révolution. En tant que documentariste, j'ai assisté aux 37 ans de l'Indépendance du Mozambique et je me suis toujours intéressé au thème de la femme. C'est le cas de mon film A Última Prostituta, documentaire classique initié à partir d'une photo de Ricardo Rangel et basé sur des entretiens entre deux militaires qui escortent une prostituée. A l'époque, mon attention s'est portée sur le témoignage d'une paysanne partie pour la ville acheter son trousseau et qui, sans papier d'identité, a été emmenée par erreur dans les camps.

J'ai construit le film Virgem Margarida à partir de cette histoire racontée par des rééducatrices : une vierge dans un centre de rééducation parmi 700 prostituées (Interview du cinéaste dans le journal « Publico » 10/09/2012).


Virgem Margarida a obtenu le prix du public à Amiens (2012) et à Angers (2013) et a reçu le prix de la communication interculturelle au festival "Vues d'Afrique" de Montréal en 2013.

 

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Jeune Public - 4 courts métrages

la-princesse-yennegaLa Princesse Yennega

Réalisé par Claude Le Gallou

Genre : Animation

Durée : 13'
Année de production : 1986

 

Dans le royaume du Moogho (dans l'actuel Burkina Faso), le roi, tout puissant, avait conquis toutes les tribus de la région, sauf celle des Nion-Nionsés Comment triompher de ces terribles enfants des tempêtes ...le griot raconte...

Dans ce conte traditionnel, la princesse Yennega, héroïne célèbre du Burkina Faso, relève l'honneur de son père en châtiant ses ennemis. En effet, ce grand empereur des Mossi, bafoué par ses ennemis héréditaires, les terribles Nion-Nionsés, envoie en vain ses lieutenants au combat. Le palefrenier de la cour royale procure à sa fille, la princesse Yennega, le merveilleux cheval "Enigme d'Hivernage"qui l'emmène vers l'aventure et la victoire.

enfant-et-le-caimanL'Enfant et le Caïman

Réalisé par Mustapha Dao

Genre Conte

Musique par : Wasis Diop
Durée : 18 minutes
Année de réalisation : 1991

 

Perdu en brousse, un caïman demande à un enfant de l'aider à regagner la rivière et, en échange, il s'engage à ne pas le manger. Mais, une fois le service rendu, le caïman refuse de tenir sa parole, décrétant qu'une bonne action se paie par une méchanceté...
Conte récité par Mimi Barthélémy.
Cette histoire, écrite par Moustapha Dao d'après des récits de la tradition orale africaine, mêle la fiction et l'imaginaire.

Si certains animaux sont bien vivants comme le caïman, le cheval ou la vache, d'autres comme les lièvres sont interprétés par des enfants portant des masques.

l-oeufL'Oeuf

Réalisé par Mustapha Dao

Durée : 21 minutes
Année de réalisation : 1995
Genre : conte
Langue : français

 

Le roi Lion Weogo-Naaba, n'a que des filles quand un jour sa femme accouche d'un oeuf. Il se rend chez le lièvre et lui demande une de ses filles. Cette dernière transforme l'oeuf en un beau et courageux lion grâce à une potion magique. Le nouveau petit prince superbe et un peu volage, commence à faire la cour à toutes les jeunes lionnes du royaume.

Mais le proverbe dit : "Qui trop embrasse, mal étreint".

samba-le-grandSamba le Grand

Réalisé par Mustapha Alassane

Genre : dessin animé (animation de marionnettes)
Durée : 14 minutes
Année de réalisation 1977
Pays du réalisateur : Niger

 

Les aventures d'un héros légendaire qui, ébloui par la beauté de la princesse Analia Toubani, en demande la main. Celle-ci lui impose plusieurs épreuves dont il sort vainqueur, mais il doit encore et toujours prouver sa vaillance. Les deux jeunes gens réussiront-ils à se réunir ?