Réalisateurs / Intervenants

Réalisateurs & Intervenants


Les 4 Réalisateurs présents

fantareginanacroFANTA RÉGINA NACRO

 


Fanta Régina Nacro est née à Tenkodogo, au Burkina Faso. Elle étudie le cinéma à l'INAFEC (Ouagadougou) et à Paris.


Avec UN CERTAIN MATIN (1992) et PUK NINI (1995), ses deux premiers courtsmétrages
de fiction, elle est considérée comme l’un des cinéastes les plus brillants d’un mouvement qualifié par certains de « Nouvelle Vague » du cinéma africain.
Ses courts-métrages rencontrent tous un accueil très favorable dans les festivals internationaux et sont diffusés en Europe et en Afrique mais aussi en Amérique du Nord.


En 2001 elle réalise BINTOU (31’) qui a remporté plus de vingt prix dans les festivals internationaux, notamment au Fespaco en et au festival d’Amiens. Dans la plupart de ses courts-métrages, Fanta Régina Nacro interroge avec beaucoup d’humour les traditions de son pays et milite contre les pratiques sociales qui entravent l’émancipation des femmes.
Elle a aussi pris fait et cause pour les malades du Sida, mettant, dans le cadre du programme international « Scénarios d’Afrique », sa caméra au service de la prévention et de la tolérance. (Le Truc de Konaté, Vivre positivement, les raisons d’un sourire).


En 2004, elle se lance avec audace dans la réalisation d’un long métrage « La Nuit de la Vérité », l’un des rares films qui aborde la question des conflits ethniques et raconte les difficultés de la réconciliation ente les groupes qui se sont durement et longuement affrontés et tentent de construire la paix, en dépit des haines et des ressentiments.

 

Filmographie

 

Long métrage

2004 La Nuit de la Vérité

Courts métrages

1991 Un certain matin

1993 L'école au coeur de la vie

1995 Puk Nini

1997 Femmes capable-La tortue du Monde

1998 Le truc de konaté

1999 Florence Barrigha

2000 Relou

2000 Laafi Bala

2001 La bague aux doigts- Une volonté de fer-La voix de la raison

2001 Bintou

2002 En parler ça aide

2003 Vivre positivement

BARGACH Selma 2011SELMA BARGACH


Née le 13 Mai 1966 à Casablanca au Maroc.

 

Elle a fait ses études supérieures en France. En 1986 elle s'inscrit à l'Unité Pédagogique d'Architecture de Lyon, puis à la Sorbonne, à Paris. Elle obtient en 1997 un doctorat en art et en sciences de l'art, option audiovisuelle. Pendant ses études, elle collabore à la création d'"Aouchem", un centre de documentation et de recherches sur les arts du Maghreb , puis elle participe à la production de l'émission "Giga", à Antenne 2 (montage).

De retour au Maroc, elle devient responsable audiovisuelle à la fondation de l'ONA (Rabat), fondation qui participe à l'élaboration et à la réalisation de projets culturels, où elle est chargée de la constitution d'un fonds audiovisuel. Par ailleurs elle collabore à la réalisation de nombreux films comme assistante et réalise alors elle-même plusieurs courts métrages remarqués dans les festivals, notamment au Fespaco.

Sa filmographie est constituée de plusieurs courts métrages expérimentaux et de deux courtes fictions . Son premier long métrage « La 5° Corde » est sorti en octobre 2011, après avoir reçu le spécial du jury au Festival de Khouribga en juillet 2011.

 

Filmographie


Courts-métrages

1989 - 1990 Les jardins de l'Islam

1988 - 1991 Regard, Psychose, Tentation, Des-voiles

1992 Restauration de l'école d'architecture de Nanterre,10 mn)

2004 Jamais plus, fiction, 10 mn

2005 L'ascenseur, fiction, 23 mn

Long métrage

2011 La 5° Corde

SarahBouyainSARAH BOUYAIN


Née à Reims en 1968, Sarah Bouyain est franco-burkinabé. Après une licence de mathématiques obtenue à Paris 6 (Jussieu), elle intègre l'Institut Louis Lumière. A sa sortie de l'école, elle est assistante-caméra sur de nombreux films, notamment auprès de Luc Besson, Henri Duparc (Couleur café 1997) et Idrissa Ouédraogo ( Le cri du coeur. Afrique, mon Afrique).

En 1997, elle coréalise le « making of »de « Kini et Adams » d'Idrissa Ouédraopgo. Trois ans plus tard, en 2000, elle réalise un documentaire de 60 minutes « Les enfants du blanc ». En 2003, elle publie un recueil de nouvelles « Métisse façon » qui a lui aussi pour sujet le métissage qui sera également le thème de son premier long métrage tourné en France et au Burkina Faso « Notre étrangère », sorti sur les écrans en 2010 .

Ce film obtient plusieurs prix dans les festivals, notamment au Festival International du Film d'Amiens où il reçoit le Grand Prix (Licorne d'or) et au Fespaco, à Ouagadougou, en 2011 ( Prix du meilleur premier film et le prix de l'Union Européenne).

 

Filmographie


1997 Niararaye (coréalisation du Making of de « Kini et Adams » )

2000 Les enfants du blanc (Doc)

2010 Notre étrangère (premier long métrage)

cheikdoukoureCHEIK DOUKOURÉ


Né en 1943 à Kankan (Guinée).

Il quitte la Guinée pour la France en 1964. Il s'inscrit à la Sorbonne, en lettres modernes. Parallèlement il suit les cours du Cours Simon puis ceux du Conservatoire de la rue Blanche. Il entame une carrière de comédien et tourne avec des réalisateurs comme Audiard, Mocky, Girod. Au théâtre, il joue dans de très nombreuses pièces mises en scène par Chéreau, Hossein, Mondy...


En 1977, il écrit, s’inspirant des aventures qu’il a vécues lors de son voyage entre la Guinée et la France en 1964, le scénario de « Bako, l'autre rive », film réalisé par Jacques Champreux et en 1985 il co-écrit le scénario et les dialogues de "Black Mic-Mac". En 1991, il se lance dans la réalisation avec son premier long métrage "Blanc d'Ebène", puis en 1993 de son second film "Le ballon d'or" qui est l'un des plus grands succès du cinéma africain. Son 3° film « Paris selon Moussa » sort en 2003. Son rôle dans ce film lui vaut le Prix d'interprétation masculine lors de la 18e édition du Fespaco (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou) en 2003.


Filmographie


Longs métrages
1991 Blanc d’ébène
1993 Le Ballon d’Or
2001 Paris selon Moussa

Scénariste
1978 Bako, l’autre rive
1985 Black mic-mac

Les autres Réalisateurs

owell-brownOwell Brown

 

Owell Brown est né en 1973. D'origine ivoirienne, il vit en France et a réalisé ses premiers courts métrages dans les années 1990 : Embrouilles des Cités, Lunettes noires, Confidences sourdes (1998), l'anniversaire (2005).

 

Son premier long métrage « No Way » sort sur les écrans en 2007 et reçoit le prix Sembene Ousmane au festival « miroirs et cinémas d'Afrique » (Marseille) en 2008 (L'acteur principal est Passi, le rappeur congolais). Son deuxième long métrage « Le mec idéal » (2010) est présenté au Fespaco en 2011 (Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou) où il obtient l'étalon de bronze (3° prix des longs métrages).

 

Filmographie


Courts métrages

Embrouilles de cités

Lunettes noires

1998 Confidences sourdes

2001 Mas

2005 L'anniversaire ( Paris la métisse)

 

Longs métrages

2004 No Way

2010 Le mec idéal

djo-mungaDjo Munga

 

Djo TUNDA WA MUNGA est né en 1972, à Kinshasa (ex Zaïre, actuel République Démocratique du Congo).

Il part jeune en Belgique où il fait des études classiques puis entre à l'INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle et des techniques de diffusion) à Bruxelles où il se forme à la réalisation cinématographique. Son film de fin d'études Anguy n'est pas apprécié (« pas suffisamment africain ») et il se voit refusé son diplôme. Il parvient néanmoins à montrer son court métrage dans différents festivals en Belgique et à l'étranger et réalise ensuite plusieurs documentaires.

 

En 2002, il réoriente sa carrière et fonde sa structure de production à Kinshasa. Il réalise en 2007 le pilote d'une série autour du Sida : Papy (52 min). C'est en en 2010 qu'il sort son premier long métrage « VIVA RIVA! » entièrement tourné à Kinshasa et qui est sur les écrans français en 2012. Le film a obtenu 6 prix à l'African Movie Academy Awwards (Nigéria) en 2011.

 

Filmographie

 

1998 Anguy (court métrage)

2007 Papy (court métrage sur le Sida)

2011 Viva Riva (premier long métrage)

 

 

olivier-hermanusOlivier Hermanus

 

Né en 1983 à Cape Town (Afrique du Sud), Oliver Hermanus a commencé ses études à l'Université de Cape Town, avant d'obtenir un diplôme de réalisateur à la London Film School où il a pu poursuivre sa formation grâce à l'aide du cinéaste allemand Roland Emmerich qui avait remarqué son talent précoce. Ce dernier lui a également apporté son appui pour le financement de son premier long métrage « Shirley Adams » qui a reçu un bon accueil de la critique internationale et a obtenu le prix du meilleur film sudafricain au festival de Durban en 2009 et le grand prix du long métrage au Festival d'Amiens en novembre 2009).

Son second long métrage « Skoonheid » (Beauty) a été le premier film sud-africain sélectionné à Cannes, dans la section « un certain regard », en 2011.

 

Filmographie


Longs métrages

2009 Shirley Adams

2011 Skoonheid (Beauty)

leila-kilaniLeila Kilani


Leïla KILANI est né à Casablanca en 1970. Elle a suivi des études d'économie à Paris et a obtenu un DEA d'Histoire et de Civilisation de la Méditerranée avant de préparer une thèse à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle vit aujourd'hui entre Paris et Tanger.

Journaliste indépendante depuis 1997, elle s'est orientée vers le documentaire à partir de 1999. Plusieurs de ses courts métrages ont été remarqués, notamment "Tanger, le rêve des brûleurs" (2001 prix au festival de Carthage) , « Zad Moultaka »( portrait d'un compositeur libanais)) , "D'ici et d'ailleurs", documentaire sur la mémoire industrielle en France. En 2008 avec"Nos lieux interdits" elle suit quelques familles marocaines à la recherche de la vérité sur les années de plomb du Maroc. C'est en 2011 qu'elle réalise son premier long métrage de fiction "Sur la planche". Ce film a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes en 2011. Il est sorti sur les écrans français en février 2012.

 

Filmographie


Courts métrages

2001 Le rêve des brûleurs

2002 Zad Moultaka

2003 D'ici et d'ailleurs

2008 Nos lieux interdits

Long métrage

2011 Sur la planche

youry-nasrallahYousry Nasrallah

 

Né au Caire en 1952, il y fait des études d'économie et de sciences politiques.

En 1973 il entre à l'Institut du Cinéma. En 1978, il part à Beyrouth où il passe 4 années. Il devient critique de cinéma et travaille en 1980 comme assistant réalisateur sur le film « La Mémoire » de Youssef Chahine et assistant de production sur le film allemand, Le Faussaire, de Volker Schlondorff. Revenu au Caire, il devient le premier assistant, et le scénariste, de Youssef Chahine sur « Adieu Bonaparte » (1985) et » Alexandrie encore et toujours « (1990).

 

Entre ces deux films, il tourne en 1988, son premier long métrage, produit par Youssef Chahine, « Vols d'été », qui inaugure la quinzaine des réalisateurs à Cannes en 1987. Entre 1990 et 2010, il réalise plusieurs longs métrages.

 

Il est considéré comme le successeur de Chahine et l chef de file du cinéma égyptien. Ses films les plus remarqués sont « la porte du soleil » en 2004, vaste fresque de l'histoire palestinienne, et en 2009 « Femmes du Caire », film consacré à la situation difficile de la femme égyptienne.

 

 

Très impliqué dans la révolution égyptienne, il réalise l'un des dix courts métrages du film « 18 jours » consacré en 2011 à la révolution égyptienne qui sert également de cadre à son dernier long métrage de fiction « Après la bataille » présenté en compétition officielle à Cannes en 2012.

 

Filmographie

 

Longs métrages

1988 Vols d'été

1993 Marcides

1995 A propos de garçons, des filles et du voile (Doc)

1999 La ville

2004 La porte du soleil

2008 L'aquarium

2009 Femmes du Caire

2011 18 jours

2012 Après la bataille

djibril-diop-mambetyDjibril Diop Mambéty

 

Djibril Diop Mambéty est né en 1945 à Colobane, un quartier du sud-ouest de Dakar. Il est le frère aîné du compositeur et musicien Wasis Diop.

Après des études de théâtre, il commence sa carrière comme acteur, au théâtre et dans plusieurs films sénégalais et italiens.(Il a joué en 1972 dans le sulfureux Il DECAMERONE NERO de Piero VIVARELLI ).. France/Italie) tourné au Sénégal.

 

Il débute dans la réalisation par des courts métrages (Contras' city 1968). En 1969, il tourne "Badou Boy", un moyen métrage comique en partie autobiographique. Son premier long métrage sera, en 1972, Touki-Bouki (ou Le Voyage de la hyène) qui lui confère une notoriété internationale. Son second long-métrage, Hyènes(1992), présenté en sélection officielle à Cannes en 1992, traite de la vengeance d'une vieille femme humiliée, d'après La visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt, Il souhaitait réunir ces deux films dans une trilogie sur le pouvoir et la folie.

 

En 1995, Djibril Diop Mambéty entreprend une trilogie qu'il appelle Histoires de petites gens. Il n'en tournera que les deux premiers volets, Le Franc (1995) - qui obtient le Prix du meilleur court métrage, lors du 5e Festival du cinéma africain de Milan - et son dernier film, La Petite Vendeuse de soleil (1998). Il meurt en juillet 1998 à Paris . Un film documentaire, Mambéty For Ever, lui est consacré en 2008.

 

Filmographie

 

Courts métrages

1969 Contras' City,

1970 Badou Boy

1989 Parlons Grand-mère, 1989

1994 Le Franc

1999 La petite vendeuse de soleil

Longs métrages

Touki Bouki

1992 Hyènes

Les intervenants


catherine-ruelleCATHERINE RUELLE


Après des études de sciences politiques et d'histoire, Catherine Ruelle entre à Radio France International dan les années 1970. Elle est responsable, depuis 1973, de la rubrique cinématographique consacrée aux cinémas du Monde, notamment du cinéma africain.


Elle fonde en 1984 l'association RACINES qui travaille en faveur du cinéma africain.

Elle intervient dans de nombreux festivals et manifestations et anime de nombreux débats. Elle a participé au lancement de la collection de DVD « cinéastes africains » initiée par ARTE. Elle a contribué à la réalisation de plusieurs ouvrages sur le cinéma africain.

Depuis janvier 2005, elle organise et anime le cinéclub africain mensuel qui a lieu au musée DAPPER à Paris. En Avril 2011, elle a été désignée comme Présidente d'Honneur de la 8° édition du Festival International du Film Panafricain de Cannes.

 

 

Réactions

  • A propos de « La Nuit de la Vérité » de Fanta Régina Nacro « Avec ce premier long-métrage, vous vous attaquez à un sujet immense...  ... et difficile. Mais j'ai toujours fonctionné comme ça, déjà pour mes courts-métrages. Le sujet s'impose à moi spontanément au détour d'une rue. Et puis ça devient une urgence et je ne pense qu'à ça. Au départ, je pensais à un film sur la polygamie, dans un registre plutôt comique. Ensuite il y a eu la guerre en Yougoslavie où les gens ont compris que les pays africains n'avaient pas l'exclusivité de l'horreur. C'est à ce moment que j'ai décidé de faire un film sur ce sujet. Beaucoup de gens ont essayé de me dissuader, trouvant que c'était trop risqué. Mais je savais que si je ne le faisais pas, je ne vivrais pas. »

    Fanta Régina Nacro - Entretien avec Eric Steiner. Le Temps (Suisse) mars 2005
  • La 5° Corde de Selma Bargach « Kiné Sène : Votre film La 5ème corde a été projeté à Dakar le 3 janvier dernier ; une première en Afrique Subsaharienne. Quel combat portez-vous à travers cette fiction ? Selma BARGACH : C'est le combat pour la tolérance et pour l'ouverture d'esprit. Que les gens se respectent dans leur façon de voir le monde. Ce que j'avais envie de dire aussi, que c'est important la liberté de création, c'est un mal nécessaire. Que la jeune génération sache qu'on a un patrimoine fabuleux, magnifique qui est là qui représente notre identité et qu'il faut savoir puiser de ce patrimoine pour le sauvegarder. Mais aussi faire en sorte qu'il aille de l'avant. Il faut que ce patrimoine bouge pour qu'il nous fasse découvrir de nouvelles facettes de nos identités. Pour ce film, si je n'avais pas eu les moyens, je l'aurais fait, puisque j'étais convaincue de son histoire et j'aurais travaillé de la même manière que je l'ai faite avec les financements que l'on a eus. C'était plus que nécessaire de faire ce film, c'était même vital pour moi. »

    Propos recueillis par Fatou K Dene(paru dans le Walfadjiri) janvier 2011
  • Le Ballon d'Or « Peut-on dire que le football est un reflet, un miroir de la société africaine? Tout à fait ! Et je n'ai pas voulu réaliser seulement un film sur le sport mais sur la société africaine, sur l'entente et la solidarité d'une famille, d'un village, d'un pays, d'un continent... Oui, c'est un reflet d'une certaine conception de vie sociale qui, quand elle est bien pratiquée, entraîne de la fraternité, de l'entraide, bref tout ce dont l'homme - qu'il soit africain ou autre - a toujours eu besoin. Et, ajouterais-je, a de plus en plus besoin dans ces temps difficiles de pénurie, de guerre, de solitude et d'égoïsme »

    Cheik Doukouré. Entretien avecYonnick Flot. Fiche AFCAE. Document Le France