PRÉSENTATION


affiche2012

Les troisièmes Rencontres Cinématographiques VISIONS D'AFRIQUE du Pays Marennes Oléron se tiendront du 24 au 30 octobre 2012 dans les salles de cinéma de Marennes (l'Estran) et de Saint-Pierre d'Oléron (l'Eldorado).


Elles feront suite à la 2° session de VISIONS D'AFRIQUE qui a eu lieu du 19 au 25 octobre 2011 et qui a confirmé, en les amplifiant, les résultats positifs enregistrés lors de la première édition des Rencontres en novembre 2010. Cette 2° édition a en effet rassemblé 925 participants dont 839 spectateurs au cours des 28 séances organisées.


Les ratios significatifs, notamment le ratio « nombre moyen de spectateurs par séance » (hors spectateurs scolaires), ont nettement progressé, mettant en évidence l'intérêt manifesté par la population du Pays Marennes Oléron pour les films venus d'Afrique et les échanges noués à l'occasion de ces projections avec les réalisateurs et les intervenants (leçon de cinéma et ciné conférence).L'exemple de l'Eldorado est à cet égard démonstratif : le ratio « nombre moyen de spectateurs par séance » s'est établi à 29 spectateurs contre 23 en 2010. Ce ratio s'est maintenu, toujours à l'Eldorado, à plus de 40 spectateurs en moyenne par séance pour les trois journées du samedi 22 octobre au lundi 24 octobre.

 

Les projections scolaires ont rassemblé 278 élèves qui ont montré un vif intérêt pour les films projetés et pour le dialogue avec le cinéaste présent, en l'occurrence le réalisateur malien Cheick Oumar Sissoko. L'implantation dans le pays Marennes Oléron d'un lieu voué une fois par an, pendant une semaine, aux cinémas d'Afrique semble sur la bonne voie.

 


 

La 3° édition, programmée du 24 au 30 octobre 2012, devrait contribuer encore davantage à faire du Pays Marennes Oléron un de ces territoires où l'Afrique dévoile régulièrement, tous les ans, à travers ses films, ses multiples visages.


fantareginanacroBien évidemment les objectifs généraux de cette 3° session sont les mêmes que ceux qui ont été précisés en 2010 et 2011 : Permettre à un nombre croissant de spectateurs de voir des films africains, et, grâce à ces images venues d'Afrique, mieux connaître et mieux comprendre les civilisations africaines dans leur originalité et leur étonnante diversité, mieux comprendre les situations et les problèmes des société d'Afrique, apprécier aussi à sa juste valeur la créativité des cinéastes africains disposant pourtant de peu de moyens et souvent privés de surcroît, dans leurs pays, de salles et de public.


La 3° édition poursuivra par la mise en oeuvre des orientations définies initialement et appliquées en 2011, notamment la volonté de montrer tous les cinémas d'Afrique en accordant une place à toutes les Afriques, en s'efforçant de mettre en évidence la diversité croissante de ces cinémas, par ailleurs presque toujours militants et concernés fortement par le politique et le social. On continuera aussi à consacrer un volet substantiel à des questions de sociétés, en appuyant l'analyse sur l'image et en faisant appel à des spécialistes des thèmes abordés. On maintiendra enfin l'économie générale des Rencontres qui réuniront, à travers trois séquences successives, la présentation d'un cinéaste confirmé et de son oeuvre, quelques films récents illustrant le talent et la diversité des réalisations (« les visions d'Afrique ») et un débat centré sur une question d'ordre économique et social intéressant particulièrement l'Afrique.


Réactions

  • La 5° Corde de Selma Bargach « Kiné Sène : Votre film La 5ème corde a été projeté à Dakar le 3 janvier dernier ; une première en Afrique Subsaharienne. Quel combat portez-vous à travers cette fiction ? Selma BARGACH : C'est le combat pour la tolérance et pour l'ouverture d'esprit. Que les gens se respectent dans leur façon de voir le monde. Ce que j'avais envie de dire aussi, que c'est important la liberté de création, c'est un mal nécessaire. Que la jeune génération sache qu'on a un patrimoine fabuleux, magnifique qui est là qui représente notre identité et qu'il faut savoir puiser de ce patrimoine pour le sauvegarder. Mais aussi faire en sorte qu'il aille de l'avant. Il faut que ce patrimoine bouge pour qu'il nous fasse découvrir de nouvelles facettes de nos identités. Pour ce film, si je n'avais pas eu les moyens, je l'aurais fait, puisque j'étais convaincue de son histoire et j'aurais travaillé de la même manière que je l'ai faite avec les financements que l'on a eus. C'était plus que nécessaire de faire ce film, c'était même vital pour moi. »

    Propos recueillis par Fatou K Dene(paru dans le Walfadjiri) janvier 2011
  • Le Ballon d'Or « Peut-on dire que le football est un reflet, un miroir de la société africaine? Tout à fait ! Et je n'ai pas voulu réaliser seulement un film sur le sport mais sur la société africaine, sur l'entente et la solidarité d'une famille, d'un village, d'un pays, d'un continent... Oui, c'est un reflet d'une certaine conception de vie sociale qui, quand elle est bien pratiquée, entraîne de la fraternité, de l'entraide, bref tout ce dont l'homme - qu'il soit africain ou autre - a toujours eu besoin. Et, ajouterais-je, a de plus en plus besoin dans ces temps difficiles de pénurie, de guerre, de solitude et d'égoïsme »

    Cheik Doukouré. Entretien avecYonnick Flot. Fiche AFCAE. Document Le France
  • A propos de « La Nuit de la Vérité » de Fanta Régina Nacro « Avec ce premier long-métrage, vous vous attaquez à un sujet immense...  ... et difficile. Mais j'ai toujours fonctionné comme ça, déjà pour mes courts-métrages. Le sujet s'impose à moi spontanément au détour d'une rue. Et puis ça devient une urgence et je ne pense qu'à ça. Au départ, je pensais à un film sur la polygamie, dans un registre plutôt comique. Ensuite il y a eu la guerre en Yougoslavie où les gens ont compris que les pays africains n'avaient pas l'exclusivité de l'horreur. C'est à ce moment que j'ai décidé de faire un film sur ce sujet. Beaucoup de gens ont essayé de me dissuader, trouvant que c'était trop risqué. Mais je savais que si je ne le faisais pas, je ne vivrais pas. »

    Fanta Régina Nacro - Entretien avec Eric Steiner. Le Temps (Suisse) mars 2005