Jeune public

Réactions

  • Le Ballon d'Or « Peut-on dire que le football est un reflet, un miroir de la société africaine? Tout à fait ! Et je n'ai pas voulu réaliser seulement un film sur le sport mais sur la société africaine, sur l'entente et la solidarité d'une famille, d'un village, d'un pays, d'un continent... Oui, c'est un reflet d'une certaine conception de vie sociale qui, quand elle est bien pratiquée, entraîne de la fraternité, de l'entraide, bref tout ce dont l'homme - qu'il soit africain ou autre - a toujours eu besoin. Et, ajouterais-je, a de plus en plus besoin dans ces temps difficiles de pénurie, de guerre, de solitude et d'égoïsme »

    Cheik Doukouré. Entretien avecYonnick Flot. Fiche AFCAE. Document Le France
  • A propos de « La Nuit de la Vérité » de Fanta Régina Nacro « Avec ce premier long-métrage, vous vous attaquez à un sujet immense...  ... et difficile. Mais j'ai toujours fonctionné comme ça, déjà pour mes courts-métrages. Le sujet s'impose à moi spontanément au détour d'une rue. Et puis ça devient une urgence et je ne pense qu'à ça. Au départ, je pensais à un film sur la polygamie, dans un registre plutôt comique. Ensuite il y a eu la guerre en Yougoslavie où les gens ont compris que les pays africains n'avaient pas l'exclusivité de l'horreur. C'est à ce moment que j'ai décidé de faire un film sur ce sujet. Beaucoup de gens ont essayé de me dissuader, trouvant que c'était trop risqué. Mais je savais que si je ne le faisais pas, je ne vivrais pas. »

    Fanta Régina Nacro - Entretien avec Eric Steiner. Le Temps (Suisse) mars 2005
  • La 5° Corde de Selma Bargach « Kiné Sène : Votre film La 5ème corde a été projeté à Dakar le 3 janvier dernier ; une première en Afrique Subsaharienne. Quel combat portez-vous à travers cette fiction ? Selma BARGACH : C'est le combat pour la tolérance et pour l'ouverture d'esprit. Que les gens se respectent dans leur façon de voir le monde. Ce que j'avais envie de dire aussi, que c'est important la liberté de création, c'est un mal nécessaire. Que la jeune génération sache qu'on a un patrimoine fabuleux, magnifique qui est là qui représente notre identité et qu'il faut savoir puiser de ce patrimoine pour le sauvegarder. Mais aussi faire en sorte qu'il aille de l'avant. Il faut que ce patrimoine bouge pour qu'il nous fasse découvrir de nouvelles facettes de nos identités. Pour ce film, si je n'avais pas eu les moyens, je l'aurais fait, puisque j'étais convaincue de son histoire et j'aurais travaillé de la même manière que je l'ai faite avec les financements que l'on a eus. C'était plus que nécessaire de faire ce film, c'était même vital pour moi. »

    Propos recueillis par Fatou K Dene(paru dans le Walfadjiri) janvier 2011