Films de l'année

Les Films de la Troisième édition de VISIONS D'AFRIQUE


 

LA NUIT DE LA VÉRITÉ de Fanta Régina Nacro

BINTOU de Fanta Régina Nacro

LE TRUC DE KONATÉ de Fanta Régina Nacro

UN CERTAIN MATIN de Fanta Régina Nacro

PUK NINI de Fanta Régina Nacro

VIVRE POSITIVEMENT de Fanta Régina Nacro

LES RAISONS D’UN SOURIRE de Fanta Régina Nacro

UNE HISTOIRE D’AMOUR de Fanta Régina Nacro

UNE VOLONTÉ DE FER de Fanta Régina Nacro

LES CHAMPIONS de Fanta Régina Nacro

NOTRE ÉTRANGÈRE de Sarah Bouyain

LA 5° CORDE de Selma Bargach

SUR LA PLANCHE de Leila Kilani

LE BALLON D’OR de Cheik Doukouré

LE MEC IDÉAL de Owell Brown

VIVA RIVA de Djo Munga

SHIRLEY ADAMS de Oliver Hermanus

FEMMES DU CAIRE de Yousry Nasrallah

LA PETITE VENDEUSE DE SOLEIL de Djibril Diop Mambety

LE FRANC de Djibril Diop Mambety


Films de Fanta R. Nacro | Les autres Films | Jeune Public



Les Films de Fanta Régina Nacro

Le long métrage

nuit de la verite

La Nuit de la Vérité - 2004

Réalisé par Fanta Régina Nacro

 

avec : Odilia Congo Yoni, Rasmané Ouédraogo, Georgette Paré, Naky Sy Savané

Durée : 100'

Quelque part en Afrique, après dix ans d'une guerre ethnique sanglante un traité de paix est signé entre les Nayaks, ethnie du Président, et les Bonandés, opposants rebelles. Le chef des rebelles le colonel Théo, organise chez lui une fête de la réconciliation à laquelle assisteront le président et son épouse dont le fils aîné a été massacré par les rebelles. Au fil de la nuit, les conflits renaissent. La tension et la haine montent peu à peu et la réconciliation semble de plus en plus compromise. La paix a-t-elle une chance de triompher?

 

« La nuit de la vérité est un film écrit à la mémoire d'un homme. Accusé d'avoir fomenté un coup d'état, il fut d'abord torturé et emprisonné. Une nuit, des hommes préparèrent un barbecue, l'attachèrent et le firent cuire à petit feu jusqu'au matin. A sept heures du matin, il mourait atrocement. Cet homme était mon oncle. » - Fanta Régina Nacro


« La cinéaste traite avec une droiture exceptionnelle autant les relations politiques et militaires que les drames de la vie privée. Et mesure leurs influences sur les comportements humains souvent irrationnels. Et cela, avec une maîtrise de la mise en scène qui la propulse comme le fer de lance du renouveau du cinéma africain. Chapeau.» - Zurban - 6 juillet 2005

 

Les 9 courts métrages de Fanta Regina Nacro

un-certain-matinUn Certain Matin

Réalisé par Fanta Régina Nacro

 

Durée 00h15

Année de production 1991

 

Tiga, un paysan, vit avec sa femme et ses deux enfants Voyant un jour sa femme, qui crie au secours, poursuivie dans la brousse par un forcené qui veut la tuer, il prend son fusil, vise l’homme et l’abat Les membres d’une équipe de tournage sortent alors des fourrées pour se précipiter sur lui, à la grande surprise du paysan. Une histoire facétieuse.

bintouBintou

Réalisé par Fanta Régina Nacro


Durée 00h31

Année de production 2001

 

Bintou vit avec son mari Abel et leurs enfants à Ouagadougou. Bintou souhaite scolariser sa fille Biba mais Abel ne veut financer que la scolarisation des garçons. Bintou décide donc de gagner elle-même l’argent nécessaire et crée, avec beaucoup de difficultés, un petit commerce de fabrication de bière de mil.. Son mari va mettre tout en œuvre pour faire échouer son entreprise qu’il ressent comme une remise en cause de son autorité dans la famille. Bintou, grâce à sa ténacité atteindra son objectif…..... Une comédie pleine de verve qui trace le portrait d’une femme pleine d’énergie et de volonté, décidée à remettre en cause le partage traditionnel des rôles de la femme et de l’homme dans la famille et la société.

 

  • Meilleur court métrage FESPACO 2001

  • Meilleur court métrage festival Marrakesch 2001

  • Prix le la jury Clermont Ferrand 2001

  • Licorne d'or festival Amiens 2001

puk-niniPuk Nini

Réalisé par Fanta Régina Nacro


Durée 00h32

Année de production 1995

 

A Ouagdougou, arrive un beau jour une belle courtisane sénégalaise, Astou. Elle apporte avec elle toute la séduction des femmes de son pays. Son charme est irrésistible et attire les hommes comme un aimant. Salif, un dentiste aisé dont la vie conjugale est devenue morne succombe lui aussi à ses charmes. Son épouse décide d'affronter sa rivale mais les deux femmes sympathisent et deviennent complices. La belle sénégalaise initie Isa, l’épouse délaissée, à l'art de séduire les hommes tandis que Salif cherche ailleurs une nouvelle aventure.

le-truc-de-konateLe Truc de Konaté

Réalisé par Fanta Régina Nacro

Durée 00h33

Année de production 1998

 

Diénéba revient de la ville chargé de cadeaux : des noix de colas, des pagnes et des préservatifs... Elle offre, le soir, à son mari l'un des préservatifs. Celui-ci furieux n'entend pas changer ses habitudes. Mais il découvre peu à peu qu'il est devenu impuissant. Toute cette histoire le bouleverse, il décide d'aller voir le féticheur...


« En tant qu’Africaine, je me sens particulièrement concernée par le sida. J’ai voulu mettre le formidable moyen de communication dont je dispose, le cinéma, au service de la prévention. Connaissant la mentalité de mes compatriotes, je ne pouvais pas leur dire, sur un ton pathétique et autoritaire : « Mettez une capote ! ». Tout le poids de la tradition me serait tombé sur le dos. J’ai emprunté un chemin de traverse en abordant la prévention du sida par l’humour, en ironisant au passage sur le machisme. J’ai choisi l’humour pour parler d’un sujet aussi angoissant. Par le rire, on combat plus efficacement les préjugés. » - Fanta Régina Nacro

Vivre Positivement – Documentaire numérique

Réalisé par Fanta Régina Nacro


Durée 00h42

Année de production 2003


En Afrique de l'Ouest, le drame de se savoir séropositif ou malade du sida est indescriptible. Séropositifs, Modibo Kane et son épouse Aissata Sacko mènent à Bamako une vie heureuse et productive...

 

« Avec son film «Vivre positivement» (2003), Fanta Régina Nacro aborde les problèmes liés au sida et signe un émouvant manifeste contre le rejet et pour l'affirmation de soi. » - African Success

 

« La parole libre qu'elle capte avec un grand respect pour les êtres prend ainsi toute sa force et fait de ce film sincère bien davantage qu'un simple documentaire de plus sur le sida : un émouvant manifeste contre le rejet et pour l'affirmation de soi. » - Olivier Barlet Africultures


scenarios-dafriqueLes courts métrages "Scénarios d'Afrique"

 

Les autres courts métrages de Fanta Régina Nacro seront présentés lors de la Cinéconférence intitulée « Le cinéma au service du combat contre le Sida ».

 

Ils ont été produits dans le cadre du programme « Scénarios d’Afrique », projet de mobilisation communautaire, d’éducation et de médias sur le VIH / SIDA mis en œuvre avec et pour les jeunes et qui est né en 1997. Depuis cette date 33 films, de 2 à 15 minutes ont été réalisés

 

Fanta Régina Nacro a été l’une des principales réalisatrices de ces films

Films présentés :

  • Les raisons d’un sourire 7’25

  • Une histoire d’amour 7’25

  • Une volonté de fer 5’09

  • Les champions 14’57



 Films de Fanta R. Nacro | Les autres Films | Jeune Public

 


Les autres films


notre-etrangereNotre Étrangère

Réalisé par Sarah Bouyain


Avec : Dorylia Calmel, Yéri Nadine Kambou, Assita Ouédraogo, Dominique Reymond, Blandine Yaméogo

Durée : 82'

Année de production :2010

 

A la suite du décès de son père, Amy, jeune métisse vivant en région parisienne, revient à Bobo au Burkina Faso, pour chercher sa mère dont elle a été séparée à l'âge de 8 ans. Elle ne retrouve que que sa tante dans une cour familiale aussi rassurante qu'étouffante, Elle va et vient dans une ville où elle n'a plus de repère.

 

« Lorsque j'allais au Burkina rendre visite à ma grand-mère paternelle, elle passait son temps à se tordre les doigts en se demandant ce qu'elle allait bien pouvoir cuisiner de bon à son étrangère. (C'était ainsi qu'elle m'appelait). En vertu des lois de l'hospitalité, cette appellation d'étrangère était sans nul doute honorifique, d'autant plus honorifique que je venais du « pays des Blancs ». Moi, je trouvais que c'était une façon de me mettre à distance et j'aurais préféré un nom plus affectueux comme « chair de ma chair » - Sarah Bouyain


« Ecrivain et documentariste franco-burkinabée, Sarah Bouyain a construit son premier long métrage de fiction autour de la question des origines. Elle dépoussière le thème en douceur. Pas de drame ni d'envolées démonstratives : juste le quotidien de deux déracinées. » - Cécile Mury - Télérama



 

la-5eme-cordeLa Cinquième Corde

Réalisé par Selma Bargach

 

Avec: Ali Esmili, Hichem Rostom, Claire-Hélène Cahen, Khouloud Bétioui, Mohamed Elkhalfi, Abdallah Chakiri

Durée : 1h38

Année de production: 2011

 

En 1999, Malek, un jeune musicien passionné de luth, quitte son ancienne Médina de Casablanca, pour partir chez son oncle Amir. Pour lui apprendre les subtilités du luth, ce maître de musique lui promet de lui révéler le secret de la 5ème corde et lui donne l'exemple de Ziryab, un musicien exceptionnel. Mais Amir se rend très vite compte de l'audace de son neveu, de la place qu'il a pris dans sa vie et ne supporte pas de le laisser partir. Durant son enseignement rigoureux, Malek rencontre Laura, une jeune musicienne, qui lui donne l'énergie suffisante pour poursuivre son rêve.

 

« Dans ce parcours à la recherche de sa propre voie, Maleck passe par plusieurs expériences musicales : la musique andalouse, le flamenco, le gnawa et finalement une musique de sa propre composition ?

Selma : Parce que la musique est un réel personnage. C'est même le personnage principal. Elle est l'ombre de Maleck qui finit par devenir le morceau de musique qui lui permet de se révéler. Ce morceau commence par quelques notes au début du film, qui va s'enrichir de l'exigence de la musique et des sonorités : andalouse, flamenco pour arriver au final à la musique des gnawa » - Interview de Selma Bargach à « Stars du Maroc »

 

« Quant à la "Mention spéciale du jury", c'est un coup de cœur et de chapeau à Salma Bargach, jeune réalisatrice marocaine pour cette première fiction "LA CINQUIEME CORDE", qui nous transporte au cœur d'une culture qui emprunte la voie initiatique, dans une véritable quête spirituelle où la musique joue le rôle principal en faisant office de maîtresse de cérémonie, au sens sacré du terme. » - Palmarès. Festival Miroirs et Cinémas d'Afriques (Marseille) Déc 2011

La Cinquième Corde a obtenu le prix spécial du jury à la 14°édition du Festival du cinéma africain de Khouribga en 2011.




sur-la-plancheSur la Planche

Réalisé par Leila Kilani


AvecSoufia Issami, Mouna Bahmad, Nouzha Akel, Sara Betioui

Durée : 1h46

Année de production :2011

 

Tanger- Aujourd’hui. Quatre jeunes femmes de vingt ans travaillent pour survivre le jour et vivent la nuit. Elles sont ouvrières réparties en deux castes : les textiles et les crevettes. Leur obsession : bouger. «On est là» disent-elles. De l’aube à la nuit la cadence est effrénée, elles traversent la ville. Temps, espace et sommeil sont rares. Petites bricoleuses de l’urgence qui travaillent les hommes et les maisons vides. Ainsi va la course folle de Badia, Imane, Asma et Nawal...

 

« Cette première fiction d’une documentariste remarquable (Nos lieux interdits), suit les pas d’une héroïne inlassable et indomptable, interprété avec une énergie folle par Soufia Issami. Dans les usines du port de Tanger, Badia est une «fille crevette» qui crève sous l’odeur tenace des crustacés qu’elle décortique et braque de riches villas avec son gang... Dans ce portrait percutant d’une jeunesse marocaine d’aujourd’hui, la réalisatrice inclut le monde entier. Sans folklore et avec une violence inouïe, son constat abrupt fait mouche et fait mal. » - Isabelle Danel (Première)


« Badia et Imane, Nawal et Asma, les héroïnes de Sur la planche, n'en sont pas moins deux crevettes et deux textiles, réunies par le désir féroce de ne pas sécher sur pied. Il revient à Badia, dans un prégénérique lapidaire, d'énoncer face caméra, en gros plan, leurs cinq commandements : "Je ne vole pas : je me rembourse. Je ne cambriole pas : je récupère. Je ne trafique pas : je commerce. Je ne me prostitue pas : je m'invite. Je ne mens pas : je suis déjà ce que je serai. Je suis juste en avance sur la vérité : la mienne." » - Jacques Mandelbaum (Le Monde 3-01-2012)

 

Sur la Planche a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2011.




le-ballon-dor

Le Ballon d'Or

Réalisé par Cheik Doukouré


Avec: Aboubacar Sidiki Soumah, Amara Camara, Agnès Soral, Habib Hammoud, Modi Surry-Barry Mariam Kaba

Durée : 1h30min

Année de production 1993


Bandian a douze ans. C'est un joueur de ballon rond depuis qu'il se tient debout. Ces amis l'appellent le "turbo" de Makono, son village. Il sera certainement un grand footballeur, surtout depuis que Madame Aspirine, son amie de Médecins Sans Frontières lui offre un vrai ballon de cuir. Mais tout le monde ne comprend pas sa passion et son père, agacé par les tirs de ballon maladroits sur sa case, confisque l'objet. Bandian le récupère et fuit son village. Un jour, il se fait remarquer par un professionnel ……… L'itinéraire d'un gamin fou de football qui, de la brousse à la grande ville, deviendra un champion africain et prendra la route du club de Saint-Etienne.

" Le Ballon d’or est un conte coloré, souriant, foisonnant, émerveillé et souvent inspiré. Mais un conte lucide, qui ne se fait d’illusions ni sur le football ni sur l’histoire qu’il raconte. C’est, aussi, un film qui présente toutes les qualités d’un spectacle populaire, montre et dit des choses sensées et graves dans un éclat de rire permanent." - Pascal Mérigeau, Le Monde - jeudi 14 avril 1994





le-mec-idealLe Mec Idéal

Réalisé par Owell Brown

 

Avec : Serge Abessolo, Sidiki Bakaba, Mike Danon, Emma Lohoues

Durée : 110’

Année de production 2010

 

Estelle est une belle jeune femme très entreprenante qui a choisi contre l'avis de ses parents d'opter pour son propre business : "un salon de coiffure", dans lequel elle s'investit entièrement. Malheureusement en amour, Estelle ne connaît pas le succès qu'auraient mérité à la fois sa beauté, son intelligence et surtout sa pureté. Dans son quartier pourtant, un jeune gérant de pressing du nom de Marcus est éperdument amoureux d'elle et semble souffrir en silence car il a du mal à obtenir ne serait-ce que l'amitié d'Estelle.

 

« Ça n’était pas gagné d’avance. Au début de la projection, on sentait qu’une bonne partie du public du Fespaco était déconcertée. Puis les rires ont fusé, d’abord de la part du public africain, puis toute la salle a franchement rigolé des déboires du gentil Marcus. » - Floriane Denis Touki Montréal

 

Meilleure Comédienne (Emma Lohoues) et Meilleur Comédien (Mike Danon) au Festival International du Film de Khouribga 2011 .

Le mec idéal a obtenu l’étalon de bronze an Fespaco 2011

 

 

 

 

Viva-RivaViva Riva

Réalisé par Djo Munga


Avec : Diplome Amekindra, Patsha Bay Mukuna, Hoji Fortuna, Alex Herabo, Marlène Longange, Manie Malone, Angelique Mbumba, Jordan N'Tunga, Nzita Tumba

Durée : 98'

Année de production :2010


Kinshasa, où la vie nocturne et trépidante semble toujours prête à engloutir le temps. Quelques rares privilégiés y mènent la grande vie, au mépris de tous les laissés pour compte. Ceux qui n'ont rien envient ceux qui ont tout et n'aspirent qu'à une seule chose : devenir les nouveaux maîtres de la nuit. Riva est l'un de ces rêveurs. Riva rentre au pays plein aux as après dix ans d'absence, bien déterminé à s'offrir une folle nuit de beuverie, de danse et de débauche. Reine de la nuit, mystérieuse et distante, Nora danse et Riva est subjugué. La belle appartient à un caïd local, mais Riva s'en moque : il lui faut cette mille. Aura-t-il sa chance ? Son argent, Riva l'a "emprunté" à son ex-patron, un truand angolais qui le poursuit à travers la ville en semant la panique sur son passage. Au point du jour, le rêve se transforme en cauchemar : après son heure de gloire, Riva finit sa course dans un recoin sordide de la ville.

 

« Une Afrique âpre, urbaine, violente mais aussi poétique. Une Afrique où les liens familiaux sont distendus. Une Afrique mouvante, cosmopolite. Une Afrique où l’on passe aisément d’une langue à l’autre. En l’occurrence du français ou portugais en transitant par le lingala…….. Riva aura vécu sa vie, pleine et entière. Il est un peu emblématique d’une nouvelle Afrique, libérée. Où des feux éclatent sans prévenir. Et brûlent tout sur leur passage. Mais après le passage de Riva plus que l’odeur de brûlé, on sent un parfum de liberté. Au-delà de la recette éprouvée du triptyque -sexe, violence, exotisme - c’est sans doute ce qui fait aussi la force de ce film. »  - Pierre Cherruau


« Premier long-métrage tourné et produit au Congo depuis des lustres, Viva Riva ! est une détonation déroutante dans le paysage du cinéma africain. Ou comment se saisir de la réalité sociale et économique d’un pays ravagé par des années de guerre, pour la transformer en un polar survolté qui adapte les codes du genre à la société congolaise. » - Julien Marsa Critikat


« la pépite des sorties cinéma de la semaine arrive du Congo et se crie Viva Riva ! Entre Pulp Fiction et Scarface, le premier film du réalisateur Djo Munga dépeint le Kinshasa actuel et sa perdition économique, sociale et morale. Lourd programme ? » - Elisabeth Lequeret




shirley-adamsShirley Adams

Réalisé par Oliver Hermanus

 

Avec : Keenan Arrison, Emily Child, Denise Newman, Theresa C. Sedras, Lee-Ann van Rooi

Durée : 92'

Année de production: 2009

 

Shirley Adams a été abandonnée par son mari et Donovan, son seul fils, est partiellement paralysé après avoir reçu une balle dans le cou sur le chemin de l'école. Mitchell's Plain, l'un des ghettos du Cap, en Afrique du Sud. Une mère se penche vers son fils et crie "réveille-toi". Elle le secoue encore et encore, le porte à bout de bras vers la salle de bains... Son fils Donovan, une vingtaine d'années, tétraplégique vient de tenter une nouvelle fois de se suicider.
Donovan, en rentrant du lycée plus d'un an auparavant, a été atteint d'une balle perdue. Il n'a plus que sa mère pour l'assister et lui donner de l'amour. Mais tout s'écroule autour d'eux…

 

Shirley Adams est l'autre face de la guerre des gangs, ce que ne disent ou ne montrent jamais les films de gangsters… C'est aussi la misère d'une mère qui tente de se raccrocher au rare bonheur que procure le sourire d'un fils blessé à mort.

 

« "Shirley Adams", juste et enlevé On pouvait s'attendre à voir un "mélo" plombant et larmoyant. Shirley Adams évite cet écueil avec sobriété dans ce drame familial aux accents "Dardenniens". Malgré quelques longueurs, Oliver Hermanus signe un premier long-métrage sensible et dépouillé sur le combat d'une mère face à l'intolérable.
…….. Le récit déroule le quotidien de cette femme qui tente de rendre la vie de son fils plus supportable……
Usant de plans rapprochés, qui suivent la mère, presque toujours de dos, dans les gestes du quotidien, Hermanus s'inscrit dans un réalisme presque classique…….
Loin des clichés misérabilistes, le jeune sud-africain Oliver Hermanus réussit, à travers un film éprouvant, mais non dénué de joie, à rendre toute l'humanité d'une femme, d'une mère courage ». - Julien Adigard, Allociné

 

Shirley Adams (Premier film d’un cinéaste de 26 ans) a reçu de nombreux prix, notamment à Durban (meilleur film sud-africain en 2009), à Amiens (licorne d’or en 2009), à Montréal. Denise Newman a été désignée comme Meilleure Actrice à Durban, à Montréal et à Carthage en novembre 2010 pour son extraordinaire composition d’une mère accablée prête à tout pour sauver son enfant.




femmes-du-caireFemmes du Caire

Réalisé par Yousry Nasrallah

 

Avec: Mona Zakki ,Mahmoud Hemeida, Hassan El Raddad ,Sawsan Badr,Rihab El Gamal, Nesrine Amin, Nahed El Sebaï, Mohamed Ramadan, Sanaa Akroud, Hussein El Imam

Durée : 2h15

Année de production : 2009


Le Caire, aujourd'hui. Hebba, présentatrice d'un talk-show populaire, se voit contrainte de renoncer aux sujets politiques afin de favoriser la carrière de son mari, rédacteur en chef adjoint dans un journal affilié au gouvernement. Elle décide alors de se consacrer à des histoires de femmes. Mais celles-ci s'avèrent tout aussi politiques, et Hebba va progressivement se retrouver sur un terrain miné fait de tromperie et de répression sexuelle, religieuse et sociale.

 

« Construit comme un triptyque, le film raconte ainsi comment la présentatrice d’un talk-show à forte teneur politique accepte, pour favoriser la promotion de son mari à la tête d’un grand quotidien proche du pouvoir, de tempérer la virulence antigouvernementale de son émission. Ce sera donc, en direct, trois inoffensives causeries entre dames, à ceci près que chacune débouchera, à la stupéfaction générale, sur une effroyable condamnation de l’intégrisme religieux et des préjugés dont les femmes sont victimes……. l’ensemble, tour à tour subtil et violemment frontal, débouche courageusement sur un constat sans appel : si l’Égypte était une femme, ce n’est pas un voile mais une burqa d’acier qui la recouvrirait de la tête aux pieds. » - Bernard Achour (Première)

 

RFI : Le film tisse trois histoires reliées entre elles par celle d’Hebba à la manière de Schéhérazade et des contes des Mille et une nuits.

Y. N. : C’est un film qui commence sur un ton un peu banal et puis, petit à petit, ça prend du poids. On sent au début du film que c’est à la limite d’une comédie romantique. Et petit à petit, on découvre que c’est peut-être romantique mais ça devient vraiment autre chose. Et il fallait trouver une couleur, une texture à chacune des histoires, mais tout en restant… C’est comme dans les Mille et une nuits. Moi, j’aime les récits où une histoire nous emmène vers une autre et chacune a une couleur qui lui est propre, mais en même temps on sent qu’on est dans le même univers. - Interview de Yousry Nasrallah par Catherine Ruelle à RFI en février 2011




Films de Fanta R. Nacro | Les autres Films | Jeune Public



Jeune Public - 2 courts métrages

 

Les deux courts métrages « Le Franc » (45'-1994) et « La Petite Marchande de Soleil »( 45'-1998) constituent les 2 premiers volets d'une trilogie intitulée « Histoires de petites gens » qui est demeurée inachevée en raison de la disparition du cinéaste en 1998.

 

lapetitevendeusedesoleilLa Petite Vendeuse de Soleil

Réalisé par Djibril Diop Mambety


Avec : Cheikh Ngaïdo Bâ, Lissa Baléra, Abdoulaye Yama Diop, Mansour Diouf, Tayerou Mbaye

Durée :45' Année de production :1998

 

 

Sili , une fillette handicapée d'une dizaine d'années qui se déplace à l'aide de béquilles mendie dans Dakar pour survivre et aider sa grand-mère aveugle, Bousculée par une bande de jeunes garçons qui vendent les journaux, elle décide de ne plus mendier et de faire comme eux en vendant le quotidien « le Soleil ». La bande prend mal cette concurrence et n'hésite pas à s'en prendre à Sili et à la brutaliser. Cependant, elle se fait peu à peu respecter par les garçons et toutes les tentatives faites pour la décourager demeurent vaines....Acharnée, Sili continue à parcourir les rues en proposant « le Soleil »..et à vivre la vie difficile, rude et fraternelle, des enfants de la rue.

 

« Le cinéaste des gueux. C'est dans les bas-fonds de Dakar que cet écorché vif croisait les héros de ses fables. {...] La petite vendeuse... est aussi bien un reportage saisissant sur les enfants de la rue à Dakar (ce que sont tous les acteurs) qu'un thriller (Sili est constamment attaquée par d'autres vendeurs) ou un conte de fée, voire une comédie musicale (Sili danse après avoir vendu ses premiers journaux). Ces trois quarts d'heures d'effroi, de beauté et d'enfance resteront le testament d'un artiste qui, emporté par la maladie, n'a pu terminer lui-même le montage de son film. » - Télérama - 6 octobre 1999



lefrancLe Franc

Réalisé par Djibril Diop Mambety


 

Avec : Madieye Dieye, Aminata Fall

 

Durée : 45' Année de production : 1994

 

 

 

Marigo, le musicien, rêve de son instrument, un congoma, que lui a confisqué sa logeuse pour cause de son non-paiement chronique du loyer. S'appropriant un billet de la loterie nationale, il décide de le mettre en sécurité en attendant le tirage: il le colle sur sa porte .... Le soir du tirage, la fortune explose aux yeux de Marigo. Le numéro gagnant est celui de son billet! Marigo se voit déjà millionnaire avec mille congomas, un orchestre, un avion particulier...

 

Mais l'ennui est que Marigo a collé le billet sur sa porte. Il arrache alors la porte de ses gonds et l'emporte au guichet de la loterie...





Réactions

  • La 5° Corde de Selma Bargach « Kiné Sène : Votre film La 5ème corde a été projeté à Dakar le 3 janvier dernier ; une première en Afrique Subsaharienne. Quel combat portez-vous à travers cette fiction ? Selma BARGACH : C'est le combat pour la tolérance et pour l'ouverture d'esprit. Que les gens se respectent dans leur façon de voir le monde. Ce que j'avais envie de dire aussi, que c'est important la liberté de création, c'est un mal nécessaire. Que la jeune génération sache qu'on a un patrimoine fabuleux, magnifique qui est là qui représente notre identité et qu'il faut savoir puiser de ce patrimoine pour le sauvegarder. Mais aussi faire en sorte qu'il aille de l'avant. Il faut que ce patrimoine bouge pour qu'il nous fasse découvrir de nouvelles facettes de nos identités. Pour ce film, si je n'avais pas eu les moyens, je l'aurais fait, puisque j'étais convaincue de son histoire et j'aurais travaillé de la même manière que je l'ai faite avec les financements que l'on a eus. C'était plus que nécessaire de faire ce film, c'était même vital pour moi. »

    Propos recueillis par Fatou K Dene(paru dans le Walfadjiri) janvier 2011
  • Le Ballon d'Or « Peut-on dire que le football est un reflet, un miroir de la société africaine? Tout à fait ! Et je n'ai pas voulu réaliser seulement un film sur le sport mais sur la société africaine, sur l'entente et la solidarité d'une famille, d'un village, d'un pays, d'un continent... Oui, c'est un reflet d'une certaine conception de vie sociale qui, quand elle est bien pratiquée, entraîne de la fraternité, de l'entraide, bref tout ce dont l'homme - qu'il soit africain ou autre - a toujours eu besoin. Et, ajouterais-je, a de plus en plus besoin dans ces temps difficiles de pénurie, de guerre, de solitude et d'égoïsme »

    Cheik Doukouré. Entretien avecYonnick Flot. Fiche AFCAE. Document Le France
  • A propos de « La Nuit de la Vérité » de Fanta Régina Nacro « Avec ce premier long-métrage, vous vous attaquez à un sujet immense...  ... et difficile. Mais j'ai toujours fonctionné comme ça, déjà pour mes courts-métrages. Le sujet s'impose à moi spontanément au détour d'une rue. Et puis ça devient une urgence et je ne pense qu'à ça. Au départ, je pensais à un film sur la polygamie, dans un registre plutôt comique. Ensuite il y a eu la guerre en Yougoslavie où les gens ont compris que les pays africains n'avaient pas l'exclusivité de l'horreur. C'est à ce moment que j'ai décidé de faire un film sur ce sujet. Beaucoup de gens ont essayé de me dissuader, trouvant que c'était trop risqué. Mais je savais que si je ne le faisais pas, je ne vivrais pas. »

    Fanta Régina Nacro - Entretien avec Eric Steiner. Le Temps (Suisse) mars 2005